Boucherville précise sa mauvaise position dans un classement basé sur la dette des villes
Selon un article paru dans La Presse, Boucherville serait la troisième ville de plus de 25 000 habitants parmi les plus dépensières au Québec, sur le plan administratif, par résident.
Selon le quotidien, Boucherville aurait des dépenses administratives de 523 $ par habitant. La Ville se retrouve au troisième rang des villes de plus de 25 000 habitants, derrière Pointe-Claire, qui occupe le sommet du classement, et Saint-Bruno-de-Montarville, en deuxième position.
Le directeur général (DG) de la Ville, Roger Maisonneuve, relativise ce classement.
La dette
« Si l’on regarde les chiffres de la dette non subventionnée (NDLR : une partie de la dette locale est subventionnée par divers programmes par les gouvernements) le 31 décembre 2010, elle était de 114 M$. Le 31 octobre 2024, elle était de 108 M$. Cette dette a diminué malgré toutes les acquisitions que nous avons faites pendant cette période », précise le DG. Il est cependant à mentionner qu’entre 2011 et 2022, la baisse de la dette a été constante pour enregistrer une forte hausse entre 2022 et 2024.
« Ce qui compte, c’est le ratio de la dette par rapport à nos revenus. En 2010, c’était 116 %, au 31 décembre 2024, notre dette représente 87 % de nos revenus. » M. Maisonneuve mentionne que la forte hausse des dernières années s’explique par des règlements d’emprunt qui ont été autorisés en 2016, en 2018 ou pendant d’autres années, qui ont été financés à partir de 2022. Si on les finance en 2022, ils n’apparaissent dans nos comptes qu’en 2022. »
Un classement faussé
« Je constate qu’en partant, les données ne sont pas prises sur les mêmes bases pour toutes les villes. On peut voir, par exemple, que Saint-Bruno-de-Montarville et Brossard sont aussi mal classées. La raison, c’est que l’on est dans l’agglomération de Longueuil. Il y a une quote-part à verser pour le paiement de la dette de l’agglomération que nous devons mettre dans les coûts de notre administration générale. Ce ne sont pas des frais administratifs pour nous, mais ils ont été pris en compte comme cela. Sans ça, nous aurions un coût de 450 $ par habitant, environ. Ce qui nous classerait dans la moyenne des villes. »
Des taxes basses
Dans le budget 2025 de la Ville, on constate que 10 % de ses revenus vont au remboursement de la dette.
« En 2018, c’était 11 %. Tant que l’on reste dans ces chiffres-là, c’est une dette contrôlée. Nos ratios sont excellents. En 2025, Boucherville a enregistré une hausse des taxes résidentielles de seulement 1 % et de 7,5 % pour le commercial. Pour le résidentiel, la hausse est bien en deçà de l’inflation. Sur les 13 dernières années, Boucherville a même gelé ses taxes résidentielles huit fois. Les finances de la Ville se portent bien », de conclure le DG.
