Christine Fréchette dans les bureaux du Journal de Boucherville
Christine Fréchette dans les bureaux du Journal de Boucherville
Christine Fréchette dans les bureaux du journal. (Photo : Robert Gosselin)
La campagne électorale en vue des élections générales québécoises devrait être déclenchée dans les prochains jours. Christine Fréchette, première ministre du Québec, était de passage dans les bureaux du Journal de Boucherville pour présenter Nathalie Roy, candidate de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Montarville et présidente de l’Assemblée nationale.
Comment voyez-vous la candidature de Mme Roy à Montarville?
Je veux saluer, d’une part, le travail de Nathalie au cours des dernières années, parce qu’elle a fait un travail colossal. Et elle a exercé son rôle de présidente de l’Assemblée nationale de manière exemplaire. En fait, je considère qu’elle a été la meilleure présidente de l’Assemblée nationale depuis les années 1990. Je l’ai vue à l’œuvre et je salue sa performance. Parfois, c’était un jeu d’équilibriste et il y avait de la performance à déployer en un temps record, avec une assurance vraiment inégalée. Alors, bravo, Nathalie, parce que vraiment, tu représentais d’une manière inspirante, le rôle de présidente de l’Assemblée nationale, avec fermeté, tact, diplomatie et efficacité. Ce n’est pas toujours facile, je sais, ce rôle-là. Ça a été costaud et tu t’en es vraiment bien tirée. Et puis, je pense que t’as établi un rehaussement de la barre pour les futurs présidents. Ça c’était pour les dernières années. Aujourd’hui, je me sens bien privilégiée que Nathalie veuille se représenter avec notre équipe.
Est-ce que cela a été facile d’accepter que Mme Roy présente sa candidature avant même le début de la campagne officielle au poste de présidente de l’Assemblée nationale, si elle est élue?
C’est mon souhait le plus cher qu’elle soit élue à ce titre-là également. Nous allons travailler pour ça et j’espère qu’on va bénéficier du soutien des gens de Saint-Bruno-de-Montarville et de Boucherville. Parce que vraiment, Nathalie a fait un travail exemplaire. Et là, je citais son travail à titre de présidente de l’Assemblée nationale, mais également, c’est une députée, ancrée dans son comté, ancrée auprès de ses citoyens et citoyennes, et puis qui fait aussi part des préoccupations des gens du milieu, de la communauté, et qui fait connaître aussi les opportunités. Régulièrement, on a parlé de projets d’entreprise, notamment dans la circonscription ici. Et ça, vraiment, c’est ce qu’il y a de plus précieux dans un travail de député. C’est d’être comme ça le porte-voix des préoccupations et de la réalité des gens de son comté. Et Nathalie l’a fait de manière très efficace.
Nathalie Roy semble être une candidate importante pour vous, à en croire la tournée médiatique que vous faites avec elle? Est-ce parce que tous les candidats d’expérience à la CAQ n’ont pas choisi de se représenter?
J’essaie d’être présente avec le plus grand nombre, mais je ne parviendrai pas à le faire pour chacun. J’ai été très active de ce côté-là depuis la fin juin à présenter des candidats, candidates partout au Québec. C’est à chaque fois un grand plaisir que de dévoiler, puis de présenter nos candidats, candidates. On a des gens vraiment de tout type de profil. C’est mon souhait le plus cher de pouvoir présenter chacun, chacune d’eux. Et puis, cette année, ce qui est exceptionnel, c’est qu’on aura une majorité de femmes candidates. Alors, ce n’est pas commun. On l’avait eue, cette majorité-là, en 2022 et on l’a à nouveau en 2026. Très fière de ça, parce que c’est un souhait d’avoir la parité. Et oui, on a besoin de l’expérience de Nathalie et ça va être un beau mélange dans notre formation, avec aussi de nouvelles énergies. Je pense que c’est ce qui correspond aux attentes des Québécois. Nous sommes dans une période difficile où il y a des menaces qui planent partout, tant sur le volet économique que sur le volet politique. Les gens ont besoin de stabilité et ont besoin de prévisibilité. Je pense que les Québécois vont pouvoir voir le renouveau dans notre équipe, tout comme également la stabilité qu’on peut incarner par l’expérience.
Quelle est votre position sur cette volonté, d’un nouveau genre, de faire campagne de Nathalie Roy ?
Je trouve ça intéressant, c’est novateur et, en même temps, ça montre l’ambition, en fait, que porte Mme Roy dans le fait d’exercer à nouveau ce rôle de présidente de l’Assemblée nationale. Je trouve que cela montre tout le respect qu’elle a pour la fonction et l’engagement qu’elle prend à l’endroit de cette fonction-là, en faisant en sorte que, même pendant la campagne électorale, elle ne jouera pas une carte partisane, parce qu’elle veut respecter les caractéristiques de la présidence de l’Assemblée nationale, ce qui compose cette présidence-là, et ses atouts, ses attributs. Alors, chapeau pour ça, c’est inédit, une nouvelle façon de faire. Et puis, je me dis : pourquoi pas? Je pense qu’elle a été grandement appréciée. Plusieurs fois, elle a eu des ovations en fin de session législative par l’ensemble des partis politiques. Sa compétence et la façon qu’elle a eue d’assumer ce rôle-là sont saluées de toutes parts et je pense que ça augure bien pour la suite.
Christine Fréchette et Nathalie Roy ont répondu aux questions du <i>Journal de Bouchervill</i>e. (Photo : Robert Gosselin)
Christine Fréchette et Nathalie Roy étaient reçu par le <i>Journal de Boucherville</i>. (Photo : Robert Gosselin)
Christine Fréchette accueillait la candidature de Mme Roy dans la circonscription de Montarville pour la CAQ dans les bureaux du Journal de Boucherville. (Photo : Robert Gosselin)
La première ministre du Québec avec la présidente de l'Assemblée nationale candidate dans Montarville pour la CAQ. (Photo : Robert Gosselin)