Chronique lecture : Debout dans l’orage, par Dominique Demers
Par Pierre Chagnon,
chroniqueur
Quel beau roman, madame, monsieur. En tout, 343 pages de lecture, légèrement au-dessus de mon seuil de tolérance. Vous savez que plus de 300 pages, je m’impatiente. Mais ce roman nous offre du pur bonheur à chaque page, des surprises à chaque page. Selon l’auteure, ce roman est né de plusieurs conversations avec un médecin de famille œuvrant en soins palliatifs.
Jacqueline, une vieille dame de 84 ans au sale caractère, demande l’aide médicale à mourir et au cours de ses derniers mois, elle est accompagnée par Mathilde, une femme dans la quarantaine, divorcée et maintenant sans enfant.
C’est aussi un livre pour les amis des animaux, domestiques ou pas. C’est aussi un livre de biologie animale. On en apprend beaucoup sur l’intelligence des animaux, leurs émotions et leurs immenses possibilités de résilience. De quoi intimider les plus angoissés parmi nous. Ce n’est pas un livre de science.
Savez-vous que les pieuvres sont dotées de cellules chromophores qui produisent des pigments qui leur permettent de repeindre leur peau à loisir, non seulement pour se camoufler, mais aussi pour exprimer leurs dispositions amicales ou belliqueuses?
Si vous avez un chien à la maison, vous ne doutez sûrement pas de son intelligence. Si vous avez une maman chatte, vous savez fort bien que vous devez manipuler ses petits avec soin. Vous connaissez aussi l’expression « Il a une mémoire d’éléphant ». Gare à vous si vous avez blessé un éléphanteau. Il s’en souviendra.
À la page 288, il y a un punch, un vrai gros punch qui nous tombe dessus « drette » là de façon inattendue.
C’est un beau livre, d’amitié, d’amour, de compassion et Dieu que c’est bien écrit, fluide, tout en douceur, tout en harmonie. Vous ne ferez pas de cauchemar. Ce sont vos yeux fatigués qui vous feront le fermer. Mais c’est à regret que vous le ferez.
J’avoue humblement et un peu honteux que je n’avais jamais lu Dominique Demers.
Ce livre est disponible à la bibliothèque de Boucherville.
