Comptoir familial des Filles d’Isabelle en appel au civisme des citoyens

L’organisation caritative du Comptoir familial des Filles d’Isabelle de Boucherville demande à la population de ne pas prendre ses bacs de dons comme des poubelles ou un écocentre.

« Très souvent, nous avons l’impression que les gens nous prennent pour un écocentre », d’indiquer Rina Langevin et Marie-Andrée Lussier, codirectrices du Comptoir familial des Filles d’Isabelle de Boucherville. 

La période des ventes-débarras a débuté à Boucherville. C’est souvent le moment que choisissent les citoyens pour faire le tri dans les affaires dont ils veulent se débarrasser. « C’est une période où l’on reçoit beaucoup de choses qui ne sont pas vendues », indique Mme Langevin. Souvent, ces dons ont été triés par le propriétaire lui-même, mais ce n’est pas toujours le cas dans d’autres occasions. « Nous sommes très reconnaissantes de recevoir ces dons de la population. Cependant, nous sommes obligées de manipuler et de jeter nous-mêmes énormément d’articles dans les bacs de déchets. Nous ne pouvons pas recevoir des pots de peinture, des roues de vélo, des articles rouillés ou souillés, des livres techniques datant de plusieurs décennies, de petits électros qui ne fonctionnent pas, des sièges d’auto ou autres articles pour bébé dont la date est périmée, du linge souillé ou troué, de petits meubles… », semble énumérer sans fin Mme Langevin.

Les choses qui se revendent

Malgré les affiches qui indiquent qu’il n’est pas possible d’y déposer des meubles, ces derniers figurent dans la liste d’objets non désirés qui font déborder les bacs de récupération ou encombrent les alentours. « Nous ne pouvons pas prendre les encombrants. Nous prenons les petits articles ménagers en bon état, de la vaisselle, des romans, du linge et tout cela doit être revendable. Les citoyens devraient faire un pré-tri et ne nous envoyer que ce qu’ils pourraient donner sans gêne à un parent ou un ami », précise une porte-parole.

L’organisme Les Filles d’Isabelle a commencé sa mission en tant que friperie et les articles qu’il peut offrir le plus facilement à la revente, au profit d’organismes caritatifs de la région, sont les vêtements en bon état. « Nous n’avons pas le temps ni le personnel pour faire le tri de ce qui doit aller à la poubelle directement ou à l’écocentre.

Nous n’avons pas non plus les véhicules pour y transporter ces dons que nous ne sollicitons pas », de préciser Mme Langevin, qui souhaiterait alléger la tâche de l’organisme et minimiser la frustration de ses bénévoles. 

L’organisme, qui roule à pleine capacité, espère voir sa démarche bien comprise et se dit très reconnaissant à l’égard de la générosité des citoyens de Boucherville.