Des déjeuners pour tous lors de la rentrée scolaire 2026

À l’approche de la rentrée, le Club des petits déjeuners, dont le siège social est à Boucherville, se prépare à relancer ses programmes dans les écoles. L’organisme souhaite offrir aux enfants les conditions nécessaires pour commencer leur journée du bon pied.

La rentrée scolaire représente une période charnière pour le Club des petits déjeuners. L’organisme qui opère depuis Boucherville doit s’assurer que les écoles reçoivent suffisamment de nourriture dès le retour en classe, tout en essayant d’offrir des déjeuners à un maximum de jeunes au Québec et dans le reste du Canada.

Avec le retour en classe, les programmes de déjeuner reprennent leurs activités dans les écoles soutenues par l’organisme. Le Club profite également de cette période pour lancer une campagne visant à rappeler l’importance de l’alimentation scolaire et à recueillir des dons pour maintenir ses services durant toute l’année. « Les écoles et les enfants comptent sur nous pour ce soutien-là », explique Claudine Dessureault, conseillère principale, approvisionnement et logistique au Club des petits déjeuners.

Des besoins grandissants

Lorsqu’un besoin alimentaire est constaté, l’école doit elle-même solliciter le soutien du Club. Comme l’organisme ne peut pas répondre immédiatement à toutes les demandes, il priorise notamment les établissements présentant les indices de défavorisation les plus élevés. « On a plus d’une centaine d’écoles sur notre liste d’attente présentement. On a du pain sur la planche », reconnaît Claudine Dessureault.

La capacité du Club à élargir son aide est également freinée par la hausse de ses dépenses. Le coût nécessaire pour exploiter un même programme a augmenté de 28 % cette année, notamment en raison du prix des aliments et du transport. Pour l’année scolaire 2026-2027, Claudine Dessureault estime que « les coûts de transport, c’est vraiment un grand défi ».

100 000 enfants 

La planification des commandes commence bien avant la rentrée, puisque le Club doit nourrir environ 100 000 enfants à travers 670 écoles au Québec. Les besoins peuvent toutefois évoluer lorsqu’une école accueille une classe supplémentaire ou davantage d’élèves que prévu. « Il y a beaucoup d’adaptations en début d’année pour s’assurer de répondre présent à ces différents enjeux que les écoles vont vivre », souligne Claudine Dessureault.En Montérégie, le Club des petits déjeuners est présent dans 60 écoles pour un total d’environ 12 000 enfants. « C’est beaucoup de bouches à nourrir. C’est une grande responsabilité », affirme Mme Dessureault.

Des déjeuners variés 

Selon les écoles, la formule varie dépendamment des installations et des ressources disponibles. Certains établissements servent un déjeuner chaud avant la cloche, tandis que d’autres proposent des bacs de nourriture dans les classes au début de la journée. Peu importe la forme, les enfants ont accès à un déjeuner complet chaque matin. « Le déjeuner est toujours composé d’un aliment de chacune des trois catégories du Guide alimentaire canadien », précise Claudine Dessureault.

Plus qu’un repas

Les effets du programme dépassent l’apport alimentaire. Les observations recueillies auprès des élèves, des enseignants et des parents montrent qu’un déjeuner aide les jeunes à commencer leur journée dans de meilleures dispositions. « Ce qui ressort le plus, c’est vraiment le niveau d’énergie des élèves, leur disposition à l’apprentissage et leur concentration pour apprendre », souligne Claudine Dessureault.

Selon Mme Dessureault, le fait de savoir qu’un déjeuner sera disponible chaque matin contribue également à réduire le stress associé à la faim. Selon les directions consultées par le Club, le programme peut aussi avoir un effet sur l’absentéisme, particulièrement au secondaire. « Ce n’est pas juste un déjeuner qu’on sert, c’est vraiment un environnement sécuritaire entre copains », ajoute-t-elle.

Malgré la pression exercée par la hausse des coûts, le Club entend maintenir la quantité et la qualité des aliments offerts dans ses programmes. L’organisme souhaite également étendre son soutien à davantage d’écoles et continue de défendre l’idée d’un programme d’alimentation scolaire universel. « On croit que tous les enfants devraient avoir accès à une alimentation nutritive avant de commencer l’école, peu importe les raisons pour lesquelles ils en auraient besoin », conclut Claudine Dessureault.