Des instances locales favorable à la réouverture du PEQ

La députée Christine Fréchette propose de rouvrir le Programme de l’expérience québécoise (PEQ) devant des instances locales favorablent à le préserver. 

Si le sujet suscite autant d’attention, c’est parce qu’il est au cœur de nombreuses préoccupations. Que ce soit du côté de la société civile, où les manifestations se multiplient, ou du côté politique, où de nombreux élus s’opposent aux mesures annoncées par le gouvernement provincial.

C’est notamment le cas du maire de Boucherville, Jean Martel, qui a soutenu publiquement, lors du déjeuner du maire du 7 février dernier, l’initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en portant un cœur bleu. Ce mouvement réclame une clause de droits acquis pour les personnes pénalisées par l’abolition du PEQ et des mesures transitoires pour les travailleuses et travailleurs étrangers temporaires déjà en poste.

Pertes économiques

De nombreuses mobilisations viennent également du milieu économique. Une rencontre organisée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud (CCIRS) a, à ce titre, eu lieu fin janvier pour souligner les conséquences de la réforme sur la vitalité des entreprises de la région.

Ces effets sont confirmés par un récent sondage de l’Observatoire FCCQ, réalisé auprès de 34 entreprises de la Montérégie. Selon les résultats : baisse du chiffre d’affaires, annulation de contrats et abandon d’investissements sont autant de répercussions concrètes des restrictions imposées au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET).

Évolution sensible du dossier

Il semblerait que ces nombreuses revendications aient fini par attirer l’attention de Mme Fréchette.

En s’engageant à rouvrir le PEQ, la députée marque un changement de position majeur au sein de la CAQ.

Un revirement salué par la CCIRS, qui nous indique « se réjouir de voir des représentants du gouvernement du Québec prendre acte des représentations faites par l’ensemble de la société civile dans ce dossier, incluant le milieu des affaires ».

Contacté par notre média, le ministre de l’Immigration, et ministre de la Montérégie Jean-François Roberge, est néanmoins resté inflexible. « Je maintiens que le PSTQ est la voie d’avenir pour une immigration à la fois contrôlée, économique, francophone, régionalisée et en phase avec nos priorités nationales », a t-il déclaré.

Relativement à ces différents positionnements, la CCIRS invite les entreprises touchées par les restrictions au PTET à communiquer avec elle à l’adresse info@ccirs.qc.ca. Ces témoignages permettront de renforcer les démarches et de défendre activement les besoins des entreprises du territoire.

PEQ : c’est quoi?

Le PEQ était un programme d’immigration rapide du Québec destiné aux travailleurs étrangers temporaires et aux étudiants étrangers diplômés de la province, permettant d’obtenir le Certificat de sélection du Québec (CSQ) pour la résidence permanente.

Il a été officiellement aboli en novembre 2025 par le gouvernement Legault et remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui fonctionne avec un système de points pour cibler les besoins du marché du travail québécois en invitant des profils spécifiques.

L’abolition du PEQ a laissé de nombreux travailleurs étrangers dans le doute, sans certitude d’être sélectionnés dans le cadre du PSTQ.

Rappelons que la députée et candidate à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), Christine Fréchette, promet de réactiver le PEQ si elle est élue première ministre.

Il s’agit d’un changement de cap majeur pour Mme Fréchette, alors que des mobilisations se multiplient au Québec et sur la Rive-Sud pour dénoncer la fermeture de ce programme. Devant ce positionnement, l’autre candidat dans la course à la chefferie, Bernard Drainville, s’est, quant à lui, engagé à instaurer une clause de droits acquis pour certains travailleurs du PEQ.

Campagne à la direction

La campagne à la direction de la CAQ a débuté le 22 janvier et se conclura par un congrès le 12 avril 2026. Un comité électoral a été mis sur pied pour encadrer le processus, sous la présidence de Me Nicolas Choueri, président d’élection.