Explication du CSSP sur la hausse des prix de location
La directrice générale du Centre de services scolaire des Patriotes (CSSP) a parlé à son tour des pourparlers avec la Ville qu’elle souhaite reprendre le 1er octobre afin de trouver une entente sur les plateaux sportifs des écoles loués à la Municipalité.
« Le 1er octobre, nous retournerons à la table des négociations avec la Ville de Boucherville. Nous comptons maintenir le dialogue et faire que la situation soit viable pour tout le monde », d’indiquer au journal Nathalie McDuff, directrice générale du CSSP.
Cette dernière a donné au journal des explications concernant la tarification des plateaux sportifs scolaires que le CSSP souhaite désormais facturer aux municipalités qui doivent les utiliser pour les différentes organisations sportives ou communautaires. « La Ville de Boucherville, comme d’autres villes sur notre territoire, a bénéficié de la gratuité de ces installations », indique-t-elle. Une gratuité proposée en raison, depuis peu, de l’obligation des Villes de céder gratuitement des terrains au gouvernement pour la construction d’écoles.
À l’automne 2024, cette gratuité a été éliminée. Une facture de 717 000 $ a été donnée à la Ville. « Avant, la Ville devait nous payer 245 000 $ pour la location de plateaux dans nos écoles primaires et secondaires. De cette somme étaient exclus les frais de conciergerie, d’entretien et de surveillance. Nous avions toujours exclu de ce protocole d’entente les mandataires s’occupant des sport-études. Lorsque la Ville parle de 180 000 $, elle ne parle que des frais de location pour l’école De Mortagne qui s’élèvent en fait à 190 000 $, excluant toujours les frais de conciergerie, d’entretien et de surveillance », précise Mme McDuff.
La facture de 717 000 $ initiale est passée au fil des discussions à 440 000 $. « Mais cette facture est pour l’ensemble des écoles de Boucherville, pas que pour l’école De Mortagne. Cela correspond à environ 55 000 $ pour le primaire et 385 000 $ pour le secondaire. Et cela inclut la location des locaux, les frais de conciergerie, de surveillance et d’entreposage », indique le CSSP. Mme McDuff tient également à préciser que, lorsque la Ville avait un tarif préférentiel, « ce tarif n’avait jamais été indexé aux coûts réels du coût de la vie. Les frais reliés à la conciergerie, la surveillance et l’entreposage entre 2016 et 2022 n’avaient pas beaucoup augmenté. En 2022, c’est le principe de gratuité qui a été instauré, mais, entre 2022 et 2026, les coûts réels ont beaucoup augmenté. »
La directrice générale souhaite reprendre les discussions avec la Ville le 1er octobre avec « ouverture », conclut-elle.
