Hausse des taxes limitée dans le budget 2026 de Boucherville
Le conseil municipal de Boucherville a adopté aujourd’hui, en séance extraordinaire, un budget de 153,8 millions de dollars pour 2026. Ce budget permet de limiter la hausse des taxes résidentielles à 1,75 %.
L’objectif a été « d’optimiser les ressources », comme l’indique la Ville au journal, afin, encore cette année, de limiter la hausse des taxes résidentielles à Boucherville.
C’était le 17ᵉ budget de Jean Martel en tant que maire de Boucherville. Aujourd’hui, il présente le premier budget de son cinquième mandat, lui qui a été nouvellement réélu.
En 17 ans, la Ville a réussi à geler huit fois le compte de taxes de ses résidents. La moyenne annuelle de l’évolution de la taxation résidentielle à Boucherville depuis 2010 est de 1,16 %. Cette année, alors que l’indice des prix à la consommation à Montréal s’établit à 3,3 % au 31 octobre 2025, les taxes résidentielles des citoyens de Boucherville augmenteront de 1,75 % en 2026.
Les taxes du secteur industriel augmenteront, quant à elles, de 4,4 %. Après avoir été gelées de 2021 à 2024, les taxes commerciales augmenteront de 4,8 %. M. Martel rappelle que ces dernières peuvent être déduites des revenus d’entreprise.
Ainsi, une maison valant 723 400 $ en 2025, et qui aura la même valeur en 2026 en l’absence d’évaluation de rôle cette année, devra payer 2 876 $ de taxes résidentielles, soit une hausse de 49 $. Il faudra ajouter les tarifs d’eau, qui passent de 220 $ à 223 $, ainsi que ceux du ramassage des matières résiduelles, passant de 279 $ à 285 $ par logement.
Les taxes pourront être payées en trois versements, avant les 12 février, 12 mai et 12 août 2026.
Un budget de 153,8 millions
Le budget augmente de 4,6 % par rapport à l’année dernière. Cette hausse n’est pas complètement étrangère à la forte augmentation de la quote-part que devra verser Boucherville à l’agglomération de Longueuil pour ses services d’eau, de sécurité publique ou encore de transport en commun, entre autres. Le montant à verser à l’agglomération s’élève à plus de 66 millions de dollars, soit 43 % du budget de la Ville. « Depuis 2023, il y a des hausses importantes. Ce ne sont pas toutes les villes qui vivent les mêmes réalités, car le calcul est basé sur la valeur foncière. L’an passé, la hausse avait été de 9,1 % pour nous, on ne l’avait pas trouvée drôle. Comment avons-nous pu faire face à cette pression financière? Grâce à l’optimisation des processus que nous avions amorcée l’an dernier », a indiqué M. Martel.
Ainsi, après avoir aboli la direction des communications l’an dernier, ce sera au tour de la direction des loisirs et de celle des sports de fusionner afin de permettre certaines économies. « Nous reprenons aussi les clés du Centre multifonctionnel Francine-Gadbois, ce qui nous permet une économie de 180 000 $. Il y a aussi un gel des embauches, sauf exception, comme dans le cas du Centre multifonctionnel. L’intelligence artificielle nous permettra, à l’aide de processus internes qui seront mis en place, d’aller chercher également certaines économies », a indiqué le maire.
Afin d’équilibrer le budget, la Ville a décidé de récupérer l’argent manquant dans la colonne des recettes en puisant dans ses surplus.
Résilience climatique
Ce budget accorde une importance particulière aux mesures à prendre en considération en raison des événements climatiques qui ont marqué la municipalité. Une hausse de ce budget pour la résilience climatique de 12,8 % montre à quel point les pluies importantes des 9 août 2023 et 13 juillet 2024 ont marqué les esprits. « Tous les citoyens comprennent qu’il y a un réchauffement climatique et que nous en sommes impactés », a indiqué le maire.
Le financement de cette hausse est largement compensé par des subventions couvrant 86 % des nouvelles dépenses.
Un autre moyen de financer des infrastructures qui viendront protéger les citoyens contre les inondations, par exemple, consiste à instaurer une écofiscalité au sein de la Ville, une fiscalité qui incite le contribuable à changer de comportement. « Nous avons instauré une taxe il y a trois ans sur les îlots de chaleur. Nous sommes en procès sur ce sujet. Nous aurons une date qui sera fixée en 2026 », explique M. Martel.
Plan triennal d’immobilisation PTI
La Ville prévoit, pour les années 2026, 2027 et 2028, de dépenser respectivement 22,5 M$, 48 M$ et 49 M$ dans son PTI.
« Ce ne sont que des prévisions, mais l’année la plus rapprochée nous permet d’avoir une vision plus juste de ce qu’on va faire. Pour 2027 et 2028, c’est certain que ce sera moins que prévu. »
Voici quelques projets pour 2026 : la réhabilitation de trottoirs, de rues et le resurfaçage de la rue de Normandie ; la réfection complète des infrastructures des rues De Noyon, Père-Le Jeune (pas la rue au complet) et Jean-Plouf ; la réfection de la rue des Bois-Francs ; l’aménagement du parc des Ateliers et de l’ancien site des Carrières Rive-Sud.
