Initiative alimentaire

Le Plan d’action collectif 2026-2029 : Ensemble vers une alimentation saine, accessible et solidaire est rendu public et propose un modèle d’entraide dans la lutte face aux défis alimentaires

Porté par la volonté de faire en sorte que chaque personne en Montérégie ait accès à une alimentation saine et suffisante, le Plan d’action collectif 2026-2029 : Ensemble vers une alimentation saine, accessible et solidaire vise la création d’un système alimentaire solidaire en Montérégie.

Sommet alimentaire 

Issu d’une démarche amorcée lors du Sommet alimentaire de l’économie sociale en Montérégie 2024, ce plan propose non seulement de répondre aux défis alimentaires propres à la Montérégie, mais également de développer un modèle novateur susceptible d’inspirer et d’accompagner d’autres régions du Québec.

Cette feuille de route découle notamment d’une initiative portée par la députée de Laporte, Isabelle Poulet.

La coordination de la démarche a été assurée par les trois pôles d’économie sociale de la Montérégie, le tout en étroite collaboration avec la Stratégie bioalimentaire Montérégie, la Table intersectorielle des saines habitudes de vie de la Montérégie (TIR-SHV) et plusieurs partenaires régionaux. « La Montérégie démontre aujourd’hui qu’il est possible de relever collectivement les défis liés à l’alimentation, se félicite Isabelle Poulet, députée de Laporte. Ce plan d’action est le fruit d’une vaste concertation régionale et propose des solutions concrètes qui pourront, nous l’espérons, inspirer d’autres régions du Québec. »

Quatre défis prioritaires 

Le plan prévoit la mise en œuvre de 17 mesures d’ici 2029.

Structurées autour de quatre enjeux prioritaires identifiés par les organisations du terrain, ces actions visent à renforcer durablement l’accès à une alimentation saine et accessible en Montérégie.

Le premier enjeu est l’approvisionnement. L’objectif est d’améliorer l’accès à des aliments locaux et abordables malgré la hausse des coûts, les contraintes logistiques, la saisonnalité de l’offre et le faible pouvoir d’achat de nombreuses organisations.

Le second enjeu est le financement. Le défi est de renforcer la capacité d’action des organismes sans but lucratif et des entreprises collectives grâce à des mécanismes de financement mieux adaptés à leur réalité entrepreneuriale et à leur mission sociale.

Le troisième enjeu est la commercialisation. Il s’agit là d’accroître la visibilité et la reconnaissance des entreprises collectives et des initiatives alimentaires de proximité afin de leur permettre d’accéder à de nouveaux marchés et d’atteindre davantage de citoyennes et citoyens.

Finalement, le quatrième enjeu est la mutualisation. Le but est de développer des moyens collectifs de transport, d’entreposage et de distribution permettant de récupérer davantage de surplus agricoles, de réduire les pertes alimentaires et d’améliorer l’accès aux aliments locaux dans l’ensemble de la Montérégie.

Un effet concret 

Pour les entreprises collectives et les organismes engagés dans le système alimentaire, cette feuille de route ouvre la voie à des actions structurées et pérennes.

Elle mise sur le développement de solutions entrepreneuriales durables capables de générer une portée sociale concrète tout en renforçant l’autonomie financière et la capacité d’agir des organisations. 

Au cours des prochains mois, les partenaires entreprendront la mise en œuvre progressive des actions prévues au plan, en collaboration avec les acteurs du milieu et les instances régionales.

À terme, cette démarche contribuera à améliorer l’accès à des aliments sains, à réduire les pertes alimentaires et à renforcer la résilience du système alimentaire montérégien. « Réunir 21 organisations pour mettre en place des solutions collectives d’achat et de redistribution des surplus agricoles est une première en Montérégie, conclut David Miljour, directeur du Pôle Agglo et coordonnateur du comité de pilotage. Le modèle fondé uniquement sur les dons ne suffit plus à répondre aux besoins actuels. Notre objectif est clair, soutenir les producteurs d’ici, faciliter le transport et la redistribution des aliments et faire en sorte que davantage de familles aient accès à des aliments sains et locaux. » (ARB)