Jean-François Cloutier au PQ
Jean-François Cloutier, candidat péquiste dans la circonscription de Montarville, a répondu aux questions du journal.
Pouvez-vous vous présenter aux citoyens ?
J’ai été journaliste d’enquête jusqu’à il y a quelques semaines. Ça fait 20 ans que je suis journaliste. Moi, j’ai commencé au journal La Presse. J’ai travaillé au journal Les Affaires à partir de 2008, de 2008 à 2010, dans un journalisme plus spécialisé en économie. À partir de 2010, je suis allé à la chaîne Argent, puis, à partir de 2013, j’ai été recruté pour former l’équipe de départ du Bureau d’enquête de Québecor. Je me suis occupé surtout des questions économiques. J’ai fait un MBA à HEC Montréal, j’ai aussi une maîtrise en littérature. Donc, je suis sensible autant aux questions de lettres qu’aux questions de chiffres.
Quel a été l’élément déclencheur pour vous lancer dans cette campagne ?
Il y a plusieurs éléments. J’ai toujours été souverainiste. Cela dit, le discours de Paul St-Pierre Plamondon me rejoint particulièrement. Je suis d’accord avec l’essentiel de ce que dit M. Plamondon. Le Parti québécois, qu’il est en train de former, l’équipe qu’il a recrutée, ça me rejoint énormément. Je trouve qu’on est dans les vraies priorités. Puis, il y a aussi un élément de conjoncture plus personnel. Je dirais qu’après 20 ans à exposer des scandales, à gratter des problèmes, à être dans la position d’un témoin, en fait, un témoin plutôt neutre, j’avais envie d’être un petit peu plus engagé et, peut-être, moi-même de pouvoir contribuer à régler des problèmes que j’ai vus au fil du temps. Je pense qu’il y a quand même beaucoup de complémentarité. En fait, la formation en journalisme, le métier de journaliste, nous prépare bien, quand même, à ce que je vois jusqu’à maintenant, au métier de politicien. Évidemment, le point de vue n’est pas pareil, mais il y a beaucoup de choses qui se rejoignent. Ça nous donne beaucoup d’outils.
Dans la circonscription de Montarville, quels sont les plus grands défis que vous avez relevés depuis le début de la campagne ?
Il faut quand même reconnaître qu’il y a une grande qualité de vie à Montarville, autant à Boucherville qu’à Saint-Bruno-de-Montarville. Il y a quand même des défis. Le défi du transport me paraît être un enjeu majeur. Je pense que l’annonce du Parti québécois concernant la passe à 95 $, je le vois dans le porte-à-porte, c’est quelque chose qui est vraiment susceptible d’aider les gens de Saint-Bruno et de Boucherville. On pense que le transport en commun, c’est économique, mais ce n’est quand même pas donné. Puis je pense qu’en offrant un laissez-passer à 95 $, on donne vraiment un coup de pouce, on encourage les gens à prendre le transport en commun et à améliorer la fluidité des transports. La santé est un autre défi. Je suis moi-même dans la situation d’être sans médecin de famille, je suis dans le même bateau que plein de gens. On arrive au Parti québécois avec une approche différente de celle du gouvernement caquiste. Nous, on est en faveur de davantage de décentralisation. On pense que les gens qui sont le plus sur le terrain sont peut-être plus à même de voir vraiment les problèmes dans le système. On est favorables à une débureaucratisation de Santé Québec, qui est devenue, vraiment, en quelques années, une entité quand même très importante. On est favorables à l’amélioration des soins en première ligne, puis on est favorables aussi au maintien, le plus possible, des aînés à domicile. Et ça, ça concerne beaucoup de gens dans la circonscription. Ils souhaitent rester le plus longtemps possible chez eux. Donc, nous, on est favorables à faciliter l’accès au crédit d’impôt pour le maintien à domicile. Il y a un paquet d’autres mesures dans ce sens-là.
Qu’est-ce qui vous distingue des autres candidats ?
J’en suis à ma première expérience en politique. J’arrive avec des idées nouvelles et une expérience de 20 ans en journalisme. J’y crois. Je n’ai aucune garantie de rien, mais j’ai décidé de me lancer parce que je suis convaincu. J’ai l’intention de tout donner si je suis élu. Je pense que ce qui me démarque, en fait, c’est le fait que je suis résident de la circonscription. Je suis un père de famille, j’ai quatre enfants dans une famille recomposée. Je suis témoin de ce qui marche et de ce qui marche moins bien. Et ça, je peux vous dire que ce n’est pas le cas de tous les candidats. J’arrive aussi avec une expertise économique. Je pense que j’apporte quelque chose qui peut être très intéressant pour les électeurs de la circonscription, et j’ai l’intention de me battre pour eux.
Avez-vous commencé à rencontrer les citoyens?
J’ai commencé le porte-à-porte depuis que j’ai été officiellement nommé candidat. Donc, ça fait déjà un certain temps. Je trouve ça super intéressant. Ce qu’on entend dans les médias me semble quand même refléter pas mal les préoccupations de la population. Je trouve ça très intéressant d’échanger avec les gens. D’après ce que j’entends, ça s’annonce serré, moi, je le sens. En tous les cas, on ne tient absolument rien pour acquis. C’est ce qui fait que la campagne est aussi intéressante. De plus, beaucoup de gens m’ont dit qu’ils étaient encore indécis, mais les gens semblent commencer à se faire leur opinion.
Comment réagissez-vous au devoir de neutralité que s’impose une candidate adverse dans cette campagne?
Je respecte beaucoup Mme Roy. D’ailleurs, j’ai eu l’occasion de la rencontrer personnellement durant la campagne. Je suis en faveur d’une campagne respectueuse. Cela dit, je pense qu’une campagne électorale devrait servir à pouvoir avancer des idées et faire des propositions. C’est ça que les gens attendent de nous. Donc, moi, j’ai l’intention d’amener des propositions distinctes, des propositions propres au Parti québécois durant la campagne électorale. Évidemment, je suis favorable aussi à ce qu’il y ait un débat.
Par rapport aux caractéristiques de la circonscription de Montarville, qu’est-ce qui serait le plus proche de votre ADN ?
L’équipe du PQ, c’est une équipe qui dit ce qu’elle fait et qui fait ce qu’elle dit. On n’est pas là pour faire des promesses en l’air qui ne se réaliseront pas. C’est ça que les gens attendent dans un moment qui est plus difficile en ce moment. On va avoir une équipe qui est solide, une équipe qui agit avec rigueur et transparence.
Aujourd’hui, quelle est la principale préoccupation des citoyens de Montarville ?
Le désir de changement. Il y a une équipe qui est là, qui est en place depuis huit ans. Je pense que les gens veulent du sang neuf. Ensuite, l’économie m’apparaît comme la préoccupation majeure. Nous, on arrive avec des allégements fiscaux pour les PME. On pense que les PME, c’est l’épine dorsale de l’économie québécoise. C’est ce qu’on veut faire. On veut se démarquer de l’approche de la CAQ, qui est arrivée avec de grands projets qui n’ont pas très bien fonctionné. On veut être le parti de l’économie. On va être le parti qui va répondre aux inquiétudes économiques des Québécois.
