La 24e édition de la Guignolée des médias mobilise plus de 800 bénévoles sur la Rive-Sud

250 000$ en argent récolté pour la Guignolée des médias.

Sous une météo froide mais dans une ambiance chaleureuse, la 24e édition de la Guignolée des Médias a mobilisé plus de 800 bénévoles sur l’ensemble de la Rive-Sud, ce jeudi 4 décembre. À 20 h, pas moins de 250 000 $ en argent avait été récolté.

Le jeudi 4 décembre, la Rive-Sud vibrait au rythme de la solidarité alors que se déroulait la traditionnelle collecte de rue de la Guignolée des Médias, un moment fort de la 24e édition lancée le 24 novembre dernier à l’hôtel de ville de Boucherville.

« Il faut penser aux personnes moins chanceuses et les aider. » – Jean-Marie Girard

De nombreux bénévoles

Munis de leurs gilets orange et de leurs fameuses boîtes de collecte en métal, vous avez difficilement pu les manquer.

De 6 h à 21 h, pas moins de 800 bénévoles se sont relayés aux abords des routes, aux coins des rues et à l’entrée des commerces de la Rive-Sud pour solliciter la générosité des citoyens.

« On a un beau soutien de la population », se félicite Gaétan Plante, membre du conseil d’administration du Centre d’entraide de Boucherville (CEB) et bénévole pour la Guignolée des Médias depuis deux ans. « On a une belle équipe, c’est une belle organisation. »

Rencontre au IKEA

À 13 h 30, à l’entrée du IKEA de Boucherville, le maire Jean Martel et son équipe se sont eux aussi prêtés à l’exercice, aux côtés de représentants de la Guignolée.

« Ça fait plaisir d’être là et d’aider », a déclaré Alexandre Ouellet, conseiller municipal du district 2. « Les gens sont très généreux et on les invite à le demeurer pour ceux qui en ont besoin », a ajouté François Desmarais, conseiller municipal du district 5.

Parmi les représentants présents se trouvait également Jean-Marie Girard, président et fondateur de l’initiative, qui a rappelé l’importance de cette journée cruciale pour soutenir les 21 organismes accrédités de la Rive-Sud engagés dans le dépannage alimentaire.

« On aurait espéré une température un peu moins froide, lance M. Girard tout en se montrant confiant quant à la réussite de la journée. L’année dernière, dans la rue, on a ramassé 171 000 $, et on a un bassin de plus de 5 000 personnes qui font des dons en ligne. »

Pour marquer son appui, IKEA a également remis un chèque de 2 000 $, renforçant ainsi un partenariat déjà bien établi avec la campagne.

Des besoins criants

L’objectif de cette édition 2025 est ambitieux : récolter 450 000 $ afin de répondre à des besoins toujours plus pressants. À 20 h, le jeudi 4 décembre, plus de 250 000 dollars avaient déjà été récoltés.

La journée étant une réussite non discutable, les représentants de la guignolée se disent confiants d’atteindre leurs objectifs d’ici le 31 décembre.

L’insécurité alimentaire demeure une réalité préoccupante sur la Rive-Sud, et les organismes bénéficiaires comptent sur cette mobilisation annuelle pour assurer une part essentielle de leur financement. « On a de plus en plus de demandes sur le plan alimentaire. Il y a un phénomène nouveau cette année, ce sont les personnes âgées qui viennent demander de l’aide, regrette Jean-Marie Girard. On n’avait pas ça avant. »

Une générosité au rendez-vous

Partout dans la région, les citoyens ont répondu présents, déposant des dons en argent dans les boîtes tendues par les bénévoles. Une générosité que nos journalistes, qui faisaient partie des bénévoles, ont pu constater de près.

La campagne de la Guignolée se poursuivra jusqu’au 30 décembre, alors que plusieurs points de collecte, épiceries, pharmacies et entrepôts, demeurent accessibles à tous ceux qui souhaitent contribuer. Les dons en ligne sont également possibles en tout temps.

L’an dernier, en argent, denrées et fournitures diverses, 518 747 $ avaient été recueillis. Depuis 2002, ce sont 8 625 602 $ qui ont été amassés et redistribués aux organismes de la Rive-Sud.

« Avec l’augmentation des prix au niveau économique, les gens ont besoin d’être aidés », conclut le président et fondateur de la Guignolée des Médias. « Il faut penser aux personnes moins chanceuses et les aider. »