La CMM pour le maintien du PEQ

Les conseils de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) et de la Communauté métropolitaine de Québec adoptent une première résolution commune pour réclamer une clause de droits acquis depuis l’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

Pour la première fois de leur histoire, les CMM et CMQuébec adopteront, aujourd’hui, une résolution commune pour réclamer une clause de droits acquis pour les personnes immigrantes déjà établies dans le Grand Montréal et la grande région de Québec, mais dont l’avenir est incertain depuis l’annonce de l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ).

La CMM englobe 82 municipalités, dont Montréal, dont fait partie Boucherville. Les deux communautés représentent ensemble 110 municipalités et plus de 5,1 millions de personnes. Les deux organismes joignent leur voix pour dénoncer les conséquences majeures de la disparition du PEQ sur le dynamisme et l’attractivité économique des deux régions « à l’heure même où la guerre commerciale déclenchée par l’administration américaine cause beaucoup d’incertitude économique et une chute des exportations. Le rayonnement international, la planification de la main-d’œuvre et la rétention des talents au sein du Grand Montréal et de la grande région de Québec sont aussi durement touchés par l’abandon du PEQ », précisent les deux organismes.

« Les personnes qui sont chez nous grâce au PEQ font partie intégrante des 4,3 millions de personnes qui font du Grand Montréal la locomotive économique du Québec. » – Soraya Martinez Ferrada

Appuyé par le maire

À Boucherville, Jean Martel, le maire de la Ville, a soutenu publiquement, lors du déjeuner du maire du 7 février, l’initiative de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) en portant un cœur bleu. Ce mouvement réclame une clause de droits acquis pour les personnes pénalisées par l’abolition du PEQ et des mesures transitoires pour les travailleurs étrangers temporaires déjà en poste. Aujourd’hui, ce sont les deux communautés qui font pression sur le gouvernement.

Face à une demande quasi unanime des villes, des chambres de commerce, de l’UMQ et d’autres acteurs économiques, la candidate à la course à la chefferie de la Coalition avenir Québec (CAQ), la députée de la circonscription de Sanguinet, Christine Fréchette, s’est engagée à rouvrir le PEQ, marquant un changement de position majeur au sein de la CAQ. En ce qui concerne Bernard Drainville, lui aussi candidat à la chefferie de la CAQ et indirectement au poste de premier ministre du Québec, il a indiqué au début du mois, sur les ondes de Radio-Canada, qu’il s’engageait à instaurer une clause de droits acquis seulement pour certains travailleurs du PEQ.

Contacté par notre média, le ministre de l’Immigration et ministre de la Montérégie, Jean-François Roberge, nous avait déjà annoncé son inflexibilité face au sujet. « Je maintiens que le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ) est la voie d’avenir pour une immigration à la fois contrôlée, économique, francophone, régionalisée et en phase avec nos priorités nationales », nous avait-il déjà dit.

Relativement à ces différents positionnements, la CCIRS invite les entreprises touchées par les restrictions à communiquer avec elle à l’adresse info@ccirs.qc.ca. Ces témoignages permettront de renforcer les démarches et de défendre activement les besoins des entreprises du territoire.

Un droit acquis

Afin de protéger la dignité des parcours de celles et ceux touchés par l’abolition du PEQ et d’assurer la stabilité nécessaire à la planification de la main-d’œuvre, la CMM et la CMQuébec demandent au gouvernement du Québec de revoir sa décision. Les deux communautés réclament l’instauration d’une clause de droits acquis pour les personnes ayant entrepris des démarches ou étant déjà établies au Québec au moment de l’annonce de la fin du PEQ. Elles exigent également que Québec maintienne des mécanismes efficaces de transition vers la résidence permanente qui reconnaissent la valeur de l’expérience québécoise.

« Les personnes qui sont chez nous grâce au PEQ font partie intégrante des 4,3 millions de personnes qui font du Grand Montréal la locomotive économique du Québec. En tant que première présidente de la CMM issue de l’immigration, je continuerai de les défendre et de mettre en lumière leur apport essentiel à la vitalité de la région métropolitaine », a déclaré Soraya Martinez Ferrada, mairesse de Montréal et présidente de la Communauté métropolitaine de Montréal.

À propos de la CMM

Créée en 2001, la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) planifie, coordonne et finance les compétences stratégiques qui façonnent le territoire, soit l’aménagement, le développement économique, l’habitation, le transport collectif et l’environnement. Elle regroupe 82 municipalités, qui accueillent 4,3 millions de personnes, à qui elle offre des services d’accompagnement, tout en défendant les intérêts du Grand Montréal afin de bâtir une région équitable, compétitive, attractive, inclusive et responsable. Pour plus de détails : www.cmm.qc.ca.