La navette fluviale, un service populaire
Avec plus de 200 000 passagers recensés sur les trois lignes desservant Boucherville en 2025, les navettes fluviales connaissent une popularité croissante.
Alors que l’avenir du financement du service demeure incertain, l’exploitant Navark estime que plusieurs possibilités de développement restent à explorer, notamment en prolongeant la saison et en augmentant la capacité des lignes les plus achalandées.
« Si tu veux aller de Boucherville au centre-ville, il n’y a aucun lien aussi efficace en termes de temps. » – Gilles Tanguay
Des chiffres éloquents
Les navettes fluviales se sont imposées au fil des ans comme un mode de transport collectif apprécié au sein de l’offre métropolitaine. Elles répondent à des besoins de mobilité variés et offrent une alternative aux déplacements routiers.
La saison 2025 a d’ailleurs confirmé cet engouement. L’entreprise Navark, qui assure l’exploitation du service, recense un total de 205 022 passagers sur les trois lignes desservant Boucherville en 2025. « C’est un projet pilote qui grandit bien, souligne Gilles Tanguay, directeur des opérations chez Navark. Si tu veux aller de Boucherville au centre-ville, il n’y a aucun lien aussi efficace en termes de temps, ça prend toujours 30 minutes. »
Les données de 2026 ne sont pas encore connues. » L’analyse complète sera réalisée au cours des prochaines semaines « , nous indique l’ARTM. Mais selon Gilles Tanguay, à qui il arrive de piloter les navires, les navettes ont connu un bel achalandage cette année encore, malgré une météo pas toujours au rendez-vous. « 2026 s’est bien passé, le service est efficace, se félicite le directeur des opérations. Cependant, notre été a été un peu moins clément en termes de météo, donc j’ai hâte de voir les chiffres de fin de saison en termes de progression. »
Un projet encore » pilote »?
Malgré cet engouement, les navettes fluviales sont toujours présentées comme un « projet pilote », reconduit année après année. « Ça fait partie des défis avec lesquels on doit conjuguer, regrette Gilles Tanguay. Souvent, c’est annoncé un peu à la dernière minute. En 2026, le contrat a été officialisé en avril. »
Pourtant, selon le directeur des opérations, une pérennisation du projet favoriserait le développement du service. « La Ville ne veut pas investir dans des abris sur le quai tant que le projet n’est pas pérenne. Mais c’est difficile de rendre le projet pérenne s’il n’y a pas les installations qui attirent les gens. »
Avec les ressources nécessaires, Navark affirme pouvoir étendre le service bien au-delà de l’été. « Les deux enjeux, c’est de pérenniser les services et prolonger la saison, car, d’un point de vue technique, on peut opérer de la mi-avril à la mi-décembre sans problème. »
L’entreprise affirme également pouvoir enrichir son offre dès la saison prochaine. « On est victime de notre succès, car les lignes aux heures de forte affluence sont complètes, déclare Gilles Tanguay. On pourrait vendre plus de places, mais il n’y a plus de places. Cependant, on construit un nouveau bateau, donc on est prêt si, l’an prochain, on nous demande d’ajouter un bateau sur la ligne N2 ou N3. Mais évidemment, c’est une question de sous, ça prend des contrats qui viennent du gouvernement et qui passent par l’ARTM. »
La saison 2026 devrait se terminer le 30 septembre, mais l’entreprise espère qu’il y aura une prolongation, comme c’est souvent le cas chaque année. « On attend une décision de l’ARTM », conclut Gilles Tanguay.
