La Sépaq retire le chemin de sapins vers les Îles
Le chemin de sapins qui balisait une traversée informelle du fleuve Saint-Laurent vers les Îles-de-Boucherville a été retiré par la Sépaq.
Le chemin de sapins n’est plus. La Sépaq a procédé à son retrait, mettant fin à un passage informel emprunté par des centaines de citoyens ces dernières semaines.
Plantés directement dans la glace, les petits conifères servaient de balises visuelles et donnaient l’impression d’un corridor sécuritaire pour traverser le fleuve à pied. De nombreux marcheurs se succédaient d’une rive à l’autre en toute confiance.
Pourtant, la Ville avait tenu à préciser qu’elle n’était pas à l’origine de cette installation et déconseillait toute traversée, jugeant la pratique non sécuritaire.
Une question d’accès
Selon la Sépaq, le chemin permettait aux citoyens d’accéder aux îles sans s’acquitter des droits d’entrée exigés pour fréquenter le parc national. Son retrait vise donc à encadrer l’accès au territoire, mais aussi à limiter les risques liés aux conditions changeantes de la glace.
La décision ne fait toutefois pas l’unanimité. Sur les réseaux sociaux, plusieurs citoyens contestent la légitimité de l’intervention, affirmant que le tracé ne se situait pas sur le territoire administré par la société d’État. D’autres regrettent la disparition d’un passage qu’ils considéraient comme une tradition hivernale.
Des traversées qui se poursuivent
Malgré le retrait des balises, les déplacements sur la glace se poursuivent. Les marcheurs continuent de traverser le fleuve, empruntant désormais des trajectoires plus dispersées, sans repères visuels clairs. Une situation qui pourrait s’avérer encore plus risquée.
Jeudi, en fin d’après-midi, alors que la température atteignait -3 °C, familles, promeneurs et propriétaires de chiens circulaient toujours sur le fleuve. Une moto a même été aperçue roulant sur la glace.
En l’absence d’aménagement officiel et aux prises avec des conditions de glace variables, les autorités rappellent que toute traversée comporte des risques.
Quelle origine?
De nombreuses hypothèses circulent quant à l’origine de ces sapins. Pour certains, les pêcheurs en seraient les instigateurs, pour d’autres, il s’agirait d’agriculteurs ou encore de simples citoyens.
Ce qui est sûr, c’est qu’un certain mystère entoure cette pratique envers laquelle plusieurs manifestent une confiance totale enrichie par les habitudes et les traditions. « C’est la première fois que je fais la traversée des sapins, mais j’ai l’habitude de marcher sur le Saint-Laurent », nous mentionnait une marcheuse interrogée.
