Le Centre multisport de Boucherville avec du frêne revalorisé
Le Centre de valorisation du bois urbain (CVBU) obtient le plus gros contrat de son histoire dans un seul projet. Il devra fournir du bois issu de frêne revalorisé pour le Centre multisport de Boucherville.
Le 17 novembre, les élus de Boucherville, qui siégeaient en séance du conseil municipal pour la première fois depuis les dernières élections du 2 novembre, n’ont pas tardé à adopter une résolution pour alimenter le chantier du complexe multisport en construction.
La Ville a validé le contrat de fourniture de bois issu de frêne revalorisé pour le complexe multisport, au Centre de valorisation du bois urbain (CVBU) pour un montant de plus de 92 000 $.
Agrile du frêne
L’agrile du frêne a commencé ses ravages, dans les années 2011, dans le grand Montréal, où les premiers cas étaient recensés.
Depuis, l’insecte venu d’Asie a décimé la population de frênes présente sur le territoire, obligeant les autorités locales à couper des milliers d’arbres, comme ce fut le cas graduellement pour l’ensemble des municipalités. Que faire de tout ce bois? Il y a près de dix ans, Patrick Piché, fondateur et codirecteur général du CVBU, a eu l’idée de valoriser le bois d’abattage provenant des organismes publics, des municipalités et des partenaires privés du Québec en le transformant en produits à valeur ajoutée pour en redistribuer les bénéfices à la communauté.
La résolution votée par le conseil municipal de Boucherville ne pouvait pas être plus au coeur de la mission du CVBU.
Le plus gros projet
« Le contrat passé avec la Ville est la plus grande quantité de bois que nous devrons livrer pour un seul projet. Cela sera une vitrine extraordinaire pour le CVBU et nous sommes très reconnaissants à l’endroit de la Ville de Boucherville », d’indiquer au journal M. Piché. Il faut dire que ce sont plus de 15 000 pieds carrés de bois qui ont été commandés par la Ville pour servir au chantier du Centre multisport de Boucherville. Le bois, uniquement du frêne, pourra être utilisé pour la structure du bâtiment, comme pour le mobilier que l’on pourra y retrouver à l’intérieur. « Nous ne sommes en charge que de livrer le bois avec des qualités standards dans l’industrie. » Plusieurs autres institutions ont fait appel au CVBU, mais jamais autant que la Ville de Boucherville pour un seul projet.
De plus en plus actif
« On fait de plus en plus appel à nos services. Il faut dire que nous sommes une solution économique aux municipalités pour se départir du bois abattu et en plus, on le retourne aux villes. Cela enlève une certaine pression financière sur les villes. L’agrile du frêne a permis au CVBU d’avoir assez de volume de bois pour mettre en place un processus. »
Mentionnons que Boucherville a été très touchée par l’agrile du frêne, comme l’ensemble de l’agglomération de Longueuil, où a commencé l’histoire du CVBU.
Dès 2016, en collaboration avec l’agglomération de Longueuil, « avec qui tout a commencé », l’expérience de valoriser le bois de 50 arbres abattus est menée. Très vite, les démarches se succèdent et la scierie mobile sur les lieux de stockage des arbres ne suffit plus. Surtout que les partenaires se multiplient. Le service des grands parcs de Montréal devient un fournisseur en bois de l’entreprise écologique. Aujourd’hui, le CVBU travaille avec les villes de Montréal et Laval, la Sépaq ou encore Hydro-Québec.
