Le Grenier des Aubaines entame une transformation majeure pour soutenir la communauté

Le Grenier des Aubaines déménage et s’agrandit, L’OBNL vient d’acquérir un nouveau bâtiment de 19 200 pi² pour un montant total de 7 000 000 $.

À Boucherville, le Grenier des Aubaines s’apprête à écrire un nouveau chapitre de son histoire.

Confrontée à une croissance fulgurante, à un manque d’espace critique et à une demande toujours plus grande, la ressourcerie confirme sa relocalisation vers un bâtiment nettement plus vaste, situé au 100 boulevard du Fort-Saint-Louis.

Une relocalisation nécessaire et stratégique qui se fera progressivement et permettra à l’organisme de répondre pleinement à sa mission sociale et environnementale. Son ouverture est prévue pour l’été 2026, alors que le Grenier des Aubaines fêtera ses 30 ans.

« On a le souci de devenir un modèle d’économie circulaire. » – Diane Donofrio

Une vaste mission

Derrière les portes discrètes du Grenier des Aubaines se cache un véritable écosystème d’économie sociale et d’entraide, qui s’active chaque jour pour donner une nouvelle vie aux dons de la communauté.

« On veut contribuer à un mouvement d’économie circulaire et réduire l’impact environnemental de la surconsommation », souligne Diane Donofrio, directrice générale du Grenier des Aubaines. « Et on veut aider les familles qui font face à des défis économiques à s’équiper de manière abordable. »

En plus d’offrir des prix accessibles à tous, le magasin remet chacun de ses bénéfices à des organismes communautaires de la région. Chaque année, c’est entre 250 000 $ et 300 000 $ qui sont redistribués.

« On vend pas cher, on est une des ressourceries les moins dispendieuses », déclare Mme Donofrio en nous faisant visiter les lieux, le long des allées où des multitudes d’objets et de trésors se succèdent. « On redonne nos profits aux organismes communautaires de Boucherville, on est un pilier au niveau de l’activité communautaire. »

Véritable carrefour de l’économie circulaire locale, le Grenier des Aubaines traite chaque année plus de 500 tonnes de dons, des quantités qui dépassent largement la capacité du bâtiment actuel, situé au 61 de Montbrun, un local de 4640 pi² répartis sur deux étages.

« Depuis ma prise de poste il y a huit mois, j’ai vu une augmentation des dons de 20 à 25 % », précise la directrice. « Comme toutes les ressourceries au Québec, on croule sous les dons. »

Faute de place, environ 150 000 kg d’articles encore en bon état doivent être écartés chaque année.

« La moyenne d’âge de nos bénévoles c’est 67 ans et nous sommes un milieu de vie pour eux. On brise l’isolement et on donne le sentiment d’accomplissement », souligne Diane Donofrio, consciente que ces contraintes d’espace ont également des répercussions directes sur le bien-être des 120 bénévoles de l’organisme.

Zones de tri encombrées, circulation difficile et accessibilité limitée, le constat est clair. L’organisme, malgré les services essentiels qu’il fournit à la communauté, est à l’étroit, au point d’en compromettre sa sécurité et son efficacité.

Un nouveau bâtiment

Après des mois de recherches et de démarches financières, le Grenier des Aubaines a finalement trouvé sa nouvelle maison, un imposant bâtiment de 19 200 pi² situé au 100 boulevard du Fort-Saint-Louis. L’organisme en est officiellement propriétaire depuis deux semaines, le bâtiment ayant été acquis pour 7 millions de dollars, une somme difficile à réunir.

« On a dû créer un fonds de réserve pour acheter le bâtiment et on a emprunté de l’argent au Réseau d’investissement social du Québec et à la Caisse Desjardins », résume Diane Donofrio. « On a également fait des demandes de subventions. Ça a été six mois de montage financier pour financer cette grosse bâtisse-là. On va être propriétaire de tout le bâtiment. »

Des nouveautés

Ce nouveau lieu permettra notamment une augmentation des heures d’ouverture, qui passeront de 20 à 25 heures par semaine dès l’automne 2025 dans les locaux actuels, puis de 28 à 30 heures après le déménagement prévu en 2026.

Une fois installé dans ses nouveaux locaux, le Grenier des Aubaines envisage l’accueil de nouveaux bénévoles, l’étude de trois nouvelles embauches, ainsi que l’ajout d’installations essentielles telles qu’une salle d’essayage, un coin lecture, et des espaces de tri plus vastes et sécuritaires.

« On a le souci de devenir un modèle d’économie circulaire », déclare fièrement Diane Donofrio qui pense que le Grenier pourrait devenir la plus grande ressourcerie de Montérégie.

Avec cet agrandissement, le Grenier pourra non seulement cesser de refuser une partie des dons, mais aussi augmenter son impact social grâce à une capacité accrue de tri et de valorisation  et donc accroître les bénéfices remis aux organismes communautaires.

Un modèle d’économie circulaire qui voit grand et dont l’ancien bâtiment, bien qu’encore occuper, est déjà mit en vente !