Le porte-à-porte dérange
La sollicitation en porte-à-porte suscite de plus en plus de réactions à Boucherville, où plusieurs citoyens disent observer une présence accrue de vendeurs itinérants, surtout durant la saison estivale.
Un texte de Louis Alexandre Voghell
redaction@journaldeboucherville.com
La vente à la porte est de plus en plus fréquente à Boucherville et la méfiance des citoyens augmente à cet égard. Les résidents dénoncent rapidement dans les communautés de Bouchervillois sur les réseaux sociaux. Plusieurs campagnes de publicité en porte-à-porte démontrent que Boucherville est moins réceptive à ce genre d’approche comparativement aux autres ville.
Sur le terrain, dans le quartier Normandie, plusieurs citoyens rencontrés affirment remarquer une présence accrue de vendeurs itinérants dans les rues de Boucherville, particulièrement durant la période estivale. « Il y en a beaucoup, beaucoup trop. Quand ce n’est pas pour l’isolation, c’est pour le gazon, sinon c’est l’asphalte », raconte un Bouchervillois. Un autre résident souligne que quelques secteurs semblent particulièrement sollicités à certaines périodes de l’année. « Début de l’été, fin du printemps, c’est la saison », remarque-t-il. Malgré les règles en place à Boucherville, plusieurs citoyens rencontrés ignoraient que les commerçants itinérants doivent détenir un permis délivré par la Ville pour faire ce genre de pratique. Certains affirment également ne jamais penser à le demander lorsqu’un vendeur se présente à leur porte. « Ce n’est vraiment pas un réflexe » , répond un résident lorsqu’on lui demande s’il vérifie la présence d’un permis. « Je ne prends même pas le temps », ajoute un autre. D’autres disent qu’ils demanderaient davantage de preuves seulement s’ils étaient enclins à accepter le service proposé. « Si je suis vraiment intéressé, je lui demanderais son permis », explique un Bouchervillois. Plusieurs ont affirmé ne pas savoir qu’il était illégal de mener ce genre de requête sans permis de la Ville, ajoutant mélanger permis de travail avec permis de vente itinérante.
La méfiance règne
La compagnie privée de publicité Success T note que les citoyens de Boucherville n’étaient pas réceptifs à la sollicitation au porte-à-porte malgré son permis. Ses résultats expriment un taux de vente très faible. « On nous ouvre la porte, mais en général, les Bouchervillois sont vraiment réticents face à nos activités », explique un employé de la firme. La tendance était si forte que la compagnie a retiré ses vendeurs des rues de la ville une semaine avant l’échéance de leur permis valide pour un mois, informe le fondateur de la firme de marketing, Nabil Idrissi. « On a payé 1000 $ pour ce permis », exprime-t-il. Il ajoute que ces résultats sont observables uniquement à Boucherville. « On ne comprenait pas, on est aussi présents à Montréal et à Blainville, là-bas, ça va très bien », justifie-t-il.
Les scouts épargnés
Les scouts n’observent pas ce genre de tendance. « On est bien identifiés, on a notre foulard, les gens savent que ce sont les scouts qui sont à leur porte », résume le président du 32e Groupe Sainte-Famille, Michel Hébert. Il mentionne que la distribution de prospectus, une semaine avant leur passage, avertit la population de Boucherville et aide leur travail de sollicitation en porte-à-porte. « Notre dernier bouteille-o-ton a été un succès! » affirme M. Hébert.
