Lucas Deslongchamps, un espoirs du karting canadien

Lucas Deslongchamps vient de réaliser un exploit en karting parmi l’élite mondiale aux SuperNationals 28 de Las Vegas.

Pilote au sein de l’écurie PSL Karting, le jeune Bouchervillois a déjà pris part à de nombreux championnats reconnus mondialement et possède un palmarès de victoires remarquable, le plaçant parmi les meilleurs pilotes au pays. 

En 2025, il a marqué l’histoire du karting québécois en devenant champion de la Coupe de Montréal dans la catégorie Open Shifter.

Rare Québécois à évoluer dans cette discipline à boîte de vitesses à un âge aussi jeune, Lucas impressionne par une technique précise, une régularité remarquable et une maturité en piste bien au-dessus de son âge.

« Ma force, c’est d’être bon quand ça compte et je suis bon dans les dépassements », déclare l’athlète bouchervillois en entretien. « J’ai une bonne vision et je sais agir au bon moment. »

Du 12 au 16 novembre, il a participé au prestigieux championnat SuperNationals 28 de Las Vegas, dans la catégorie Pro Shifter (KZ2). Il s’agit de l’un des événements de karting les plus importants en Amérique du Nord, qui réunit les meilleurs pilotes du monde dans une catégorie particulièrement exigeante impliquant des karts très techniques équipés d’une boîte de vitesses manuelle.

« C’est la plus grosse catégorie du karting, il n’y a pas plus haut que Pro Shifter. C’est très demandant, car on doit changer les vitesses », souligne l’athlète, qui, après seulement un an dans cette catégorie, se hisse déjà au rang des meilleurs. « Tous les grands conducteurs de Formule 1 sont passés par le « Shifter ». »

La crème de la crème à Vegas

Son passage à Las Vegas restera marqué par un scénario digne d’un film hollywoodien. Le week-end avait pourtant très mal commencé pour Lucas, seul Québécois de la course. Sur 81 pilotes engagés, seulement les 40 premiers pouvaient accéder à la finale. Il termine les qualifications à la 66e place. En dessous de la moyenne, le jeune pilote se retrouve contraint de passer par l’éprouvante manche de repêchage, la fameuse « Last Chance ». Parti 26e sur 41, il devait terminer dans le top 6 pour décrocher sa place en finale.

Il livre alors une course phénoménale : 18 dépassements, pour franchir la ligne en 8e position. Mais tout n’est pas perdu, les pilotes classés de la 7e à la 10e place ont droit à un lancer de dés pour obtenir le dernier laissez-passer en finale. Lucas tente alors sa chance et gagne.

« La  »Last Chance », c’est pour les personnes qui n’ont pas réussi à se qualifier en finale dès la première fois. Je partais 26e, mais j’ai réussi à remonter jusqu’à la 8e place et j’ai finalement gagné ma place pour la finale », se rappelle le jeune homme, encore ému.

À 16 ans seulement, ce jeune prodige, qui conduit depuis ses six ans, se hisse donc en finale face à l’élite mondiale de la Pro Shifter. Après l’épreuve, disputée le 16 novembre au soir, Lucas termine finalement 27e sur la ligne d’arrivée.

« Je suis parti dernier en finale et j’ai terminé 27e contre les meilleurs du monde. Je suis passé de 43e à 27e en 20 tours. Donc, je suis fier de moi, déclare-t-il. Quand je roulais, j’étais content, j’avais le sourire dans mon casque. »

Une performance exceptionnelle parmi l’élite mondiale, qui, une fois encore, confirme son statut de talent à suivre de près. « Je crois que c’est l’un des moments dont je suis le plus fier dans ma carrière. Je suis vraiment honoré de pouvoir dire que j’ai fini 27e parmi les meilleurs du monde. »

Pour 2026, le plan est clair, s’installer durablement parmi les meilleurs pilotes nord-américains en Pro Shifter, participer à plusieurs compétitions de haut niveau et poursuivre sa montée vers des essais en Formule 4.