Pas de remise en liberté provisoire pour Vincent Dilaj dans l’affaire du meurtre de Julien Houle

Le tribunal a tranché sur le sort de Vincent Dilaj. Le présumé mertrier de Julien Houle restera derrière les barreaux jusqu’au procès.

Retour difficile au tribunal sur une histoire qui a bouleversé la Rive-Sud, le 20 mars dernier, alors qu’avait eu lieu une tragique agression armée au terme d’une soirée organisée par des jeunes dans une résidence privée de Boucherville.

Un meurtre tragique

Transporté d’urgence à l’hôpital avec de graves lésions au haut du corps causées par plusieurs coups de couteau, Julien Houle, 24 ans, a succombé à ses blessures quelques heures seulement après l’agression. 

Les faits avaient eu lieu au domicile de la victime, durant une fête, où une dispute aurait dégénéré.

Son présumé agresseur, Vincent Dilaj, 22 ans, est actuellement accusé de meurtre au premier degré et une enquête est en cours.

L’accusé, qui demeure en détention jusqu’au procès, avait initié une demande de remise en liberté provisoire le temps des procédures judiciaires le 10 novembre dernier.

Refus de liberté

Soulagement pour la famille et les proches de Julien Houle, qui voient cette demande de remise en liberté refusée par le juge Mario Longpré au palais de justice de Longueuil. L’enquête aura nécessité cinq jours de procédure.

« Le juge a pris la bonne décision concernant la sécurité et la paix d’esprit pour nous, la famille et les proches, ainsi que pour les témoins et le public, a déclaré Marielle Dansereau, la mère de Julien Houle, soit de le garder en prison jusqu’à son procès. »

Tout au long de l’audience, durant laquelle se tenaient la famille de la victime et celle de l’accusé, la maman de Julien Houle tenait une photo de son fils dans un cadre.

« Nous ne pouvons rien dire ni faire, ni maintenant, ni pendant le procès. Alors j’apporte avec moi un cadre-photo 8 x 10 de Julien que je tiens sur mes genoux, face à la cour, déclare Mme Dansereau pour expliquer son geste. Pour que personne n’oublie que nous sommes là parce qu’un jeune homme de 24 ans a perdu la vie de façon tragique et injuste. Si Julien avait survécu, il serait présent à la cour lui aussi. »

Enquête préliminaire en 2026

La famille accueille cette petite victoire avec émotion et se prépare doucement pour la suite de la procédure judiciaire et le début de l’enquête préliminaire, qui aura lieu en 2026.

« Ça nous redonne espoir dans le système de justice, a souligné Mme Dansereau. Ce refus de remise en liberté ainsi que ce que nous avons entendu pendant cette enquête nous encourage à garder espoir. C’est tout ce que nous avons. »

Les détails de l’audience n’ont pas été dévoilés, car une ordonnance de non-publication, incluant le témoignage de l’accusé et les échanges entre le juge et les avocats, interdit de révéler ce qui se passe dans la salle d’audience.

« Ces cinq jours passés en cour ont été difficiles, heurtants et confrontants conclut Marielle Dansereau. Nous ne pouvons qu’imaginer comment nous nous sentirons pendant les deux à trois semaines de cour à temps plein pour l’enquête préliminaire. »