Présence Québec à Montarville, une candidature en poésie
Un nouveau parti et une nouvelle candidature dans la circonscription de Montarville. Annie St-Jacques se présentera sous la bannière de Présence Québec.
C’est le documentaire de Guillaume Tremblay et Xavie Jean-Bourgeault, Va vers toi, terre Promise, qui a donné le goût à Annie St-Jacques de s’engager au sein de l’équipe de Présence Québec, fondée par les réalisateurs. « Nous sommes 18 candidats pour l’instant, mais nous sommes là pour durer et grandir afin de mettre de l’avant des réalités profondément humaines », indique-t-elle au journal.
La Montarvilloise, maman de trois jeunes filles, est technologue en imagerie médicale depuis 11 ans. Elle possède un DEC en sciences santé, un baccalauréat en sexologie ainsi qu’un DEC en radiodiagnostic, et elle est aussi poète et membre depuis 5 ans de la Société des poètes universels francophones, fondée à Saint-Basile-le-Grand. « Présence Québec est un nouveau parti politique québécois qui place la connexion à soi, aux autres, à la nature et à la beauté au cœur de sa vision. Le documentaire Va vers toi m’a beaucoup émue. Il nous permet de faire un retour à la base, de montrer c’est quoi être un humain. C’est d’ailleurs ce que je montre sur mes affiches. Le message est plus important que nos visages. »
Pancarte d’un nouveau genre
Avec l’avancement de la campagne électorale, les pancartes se multiplient et il n’est pas rare de voir certaines d’entre elles se superposer sur les poteaux. Il est vrai qu’il est plus difficile que pour les autres partis d’identifier la candidate Annie St-Jacques. Il est plus facile de lire ce qui ressemble au slogan de Présence Québec : « S’écouter, se relier, se soutenir, s’élever. »
Présence Québec explique ces verbes ainsi : « Écouter, en favorisant le discernement, la prévention, l’engagement responsable et en comprenant les réalités avant de proposer; se relier, en renforçant les liens humains, la solidarité et la vitalité des communautés; soutenir, en protégeant le vivant et en renforçant les initiatives qui fonctionnent; élever, en reconnaissant la contribution de la culture, de la créativité, du patrimoine et de la qualité des milieux de vie », explique Mme St-Jacques. « Je ne m’engage pas parce que je crois posséder toutes les réponses. Je m’engage parce que je crois profondément à notre capacité de nous écouter, de nous relier et de construire ensemble. J’ai besoin de nous, c’est comme ça », affirme Annie St-Jacques, reprenant un passage de son poème Maintenant, lu devant le Parlement le 24 juin dernier.
« Je suis une poète, mais je suis très terre-à-terre. » Pour Annie St-Jacques, la poésie n’est pas à l’écart de l’action politique. Elle représente une façon de ralentir, de prêter attention à ce qui est vécu et de remettre les personnes au cœur des décisions collectives. La candidate ira ces prochaines semaines à la rencontre des citoyens et des autres acteurs de la circonscription afin d’être à l’écoute de la population « au lieu d’être dans l’opposition », conclut-elle.
