Proanima, un refuge qui s’agrandit
Le 1er janvier 2026, Proanima ouvrira ses portes à Montréal. C’est l’occasion choisie par le journal pour visiter le siège du refuge à Boucherville.
Proanima possède deux bâtiments : son siège social à Boucherville et une succursale à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le 1er janvier, le refuge, qui ne cesse de s’agrandir depuis sa fondation en 2012, verra sa superficie plus que doubler en ouvrant une succursale de 39 000 pieds carrés à Montréal. Cette nouvelle installation desservira l’ensemble de la population montréalaise, couvrant les 19 arrondissements.
Pour découvrir à quoi ressemblera l’organisation du refuge montréalais, nous avons été reçus par l’organisme à Boucherville.
Description des lieux
Situé dans un quartier industriel à Boucherville, le bâtiment de 24 000 pieds carrés abrite l’administration du refuge ainsi que ses pensionnaires.
À l’entrée, l’organisme à but non lucratif (OBNL) expose laisses, gamelles et autres mangeoires pour animaux, avec la mention suivante : « En échange d’un don. C’est une petite friperie d’accessoires pour animaux. Les personnes peuvent se servir en échange d’un don », nous explique Dorothée Paris, porte-parole de Proanima, chargée de nous accompagner lors de cette visite.
Une salle d’attente est proposée aux visiteurs inscrits en ligne, souhaitant rencontrer l’animal qu’ils souhaitent adopter. On y retrouve une zone éducative pour petits et grands, afin d’en apprendre davantage sur les animaux. « Nous avons des intervenants en comportement qui font des interventions dans les classes, à la demande des écoles, pour sensibiliser les propriétaires d’animaux et ceux qui aimeraient le devenir », souligne Mme Paris.
Aujourd’hui, les adoptions à Boucherville ne se font que sur rendez-vous, mais très prochainement, tout le monde pourra pousser les portes du refuge librement.
Le refuge
Une fois franchies les portes sécurisées, on entre dans la section des animaux. Il y a le quartier des chats, des chiens et des animaux exotiques.
Les chats ont chacun un espace individualisé, plus ou moins grand. « Chaque animal, à son arrivée, a droit à une évaluation complète. En fonction de son comportement, on le place dans l’endroit le plus approprié pour lui. »
C’est la même chose dans le quartier des chiens, qui ont droit à deux parcs extérieurs pour leurs sorties. Leurs espaces sont plus grands, et parfois certaines fenêtres de leurs enclos sont opacifiées afin de limiter le stress de certains. « Nous sommes toujours à la recherche des plus hauts standards dans le milieu du bien-être animal. »
En franchissant d’autres portes sécurisées, nous entrons dans l’hôpital. Des pensionnaires sont dans leur box, en convalescence ou en attente de soins ou de chirurgie. Pour d’autres, c’était le jour de l’opération. Autour de l’animal, deux vétérinaires s’exécutent dans un bloc opératoire aux murs vitrés et aux instruments aseptisés. L’hôpital animalier ne manque de rien.
Au total, Proanima emploie plus de 100 professionnels et plus de 230 bénévoles. Aujourd’hui, 14 municipalités lui font confiance, et dès le 1er janvier, la Ville de Montréal sera la 15e.
L’OBNL, qui accueille plus de 6 000 animaux par an, a désormais tout pour s’imposer afin d’ « accompagner les citoyens et aider les animaux en misant sur la prévention et la sensibilisation au bien-être animal, une personne, une communauté, une ville à la fois « , comme l’indique sa mission.
Pour en savoir plus sur les services aux citoyens que propose Proanima : www.proanima.com.
