Semaine nationale de reconnaissance des brigadiers et brigadières scolaires

Du 27 octobre au 2 novembre s’est tenue la toute première Semaine nationale de reconnaissance des brigadiers et brigadières scolaires. Une initiative qui met à l’honneur celles et ceux que l’on croise chaque matin, en gilet jaune, aux abords des écoles.

C’est sous le thème « Merci de veiller sur notre sécurité! » que le ministère des Transports et de la Mobilité durable a tenu, pour la première fois cette année, à souligner la reconnaissance sociétale envers les brigadiers scolaires. Une initiative qui découle d’un vote unanime à l’Assemblée nationale. 

Gérer la circulation des piétons, rappeler les règles de sécurité routière, maintenir un climat de confiance et de respect, soutenir les enfants : la tâche des brigadiers est multiple et à haute responsabilité. Une belle occasion de revenir sur l’importance de ces intervenants du quotidien.

Une logistique bien ficelée

On est souvent fatigué lorsqu’on les croise le matin, pressé de rentrer chez soi lorsqu’on les aperçoit le soir. Mais eux sont toujours là, serviables, souriants, malgré les intempéries d’un climat changeant et la pression d’un trafic parfois capricieux. Leur présence répond à une organisation bien planifiée, fruit d’une collaboration entre les parents d’élèves, le personnel scolaire et la Ville de Boucherville.

« On les place en fonction du besoin des écoles. Ce sont les heures d’entrée et de sortie qui déterminent l’horaire du brigadier », souligne Rosanne Lévesque, cheffe de service de l’administration à la direction des loisirs, des arts, de la culture et de la vie communautaire à la mairie de Boucherville. « En ce moment, on compte 17 brigadiers réguliers à Boucherville, ainsi qu’une équipe de 6 brigadiers remplaçants. »

Chaque jour, ces hommes et ces femmes prennent position aux traverses. Un rôle essentiel pour la sécurité des piétons, derrière lequel se cachent des défis, des responsabilités et des satisfactions bien réelles.

Agir pour le bien commun

Être brigadier scolaire, c’est exercer un métier exigeant, tant sur le plan physique que psychologique. 

« On s’attend à ce que ce soient des gens qui aiment les enfants, qui soient souriants, dynamiques, patients, avec un bon sens de l’observation et une certaine force physique, car ça reste un travail très physique, soumis à toutes sortes de conditions météorologiques », précise madame Lévesque.

De ces exigences découle un avantage certain : la dimension sociale du métier. « Ce que j’aime le plus, c’est le contact avec les enfants et les parents », confie Brigitte Boileau, brigadière depuis quatre ans à Boucherville.

Faire face aux défis

Mais de nombreux défis ponctuent également les tâches du brigadier. Parmi les enjeux récurrents : le respect parfois lacunaire des règles par certains automobilistes.

« Le plus grand défi, ce sont les automobilistes. Il faut respecter la limite de vitesse et prioriser les piétons. Souvent, ils ne respectent pas les panneaux d’arrêt », souligne madame Boileau, qui précise cependant que ce sont quelques automobilistes récalcitrants qui affectent la sécurité générale aux abords des écoles. « En général, les automobilistes sont très courtois, mais il y a toujours des exceptions et, malheureusement, ce sont ces exceptions-là qui peuvent causer des accidents. »

« C’est toujours un défi de s’assurer que le rôle des brigadiers est bien compris, autant par les automobilistes que par les parents », note Rosanne Lévesque. « La priorité, c’est d’assurer la sécurité des enfants. Ça fait déjà beaucoup. Ils doivent avoir des yeux tout autour de la tête. »

Cette semaine de reconnaissance se veut donc non seulement un moment de gratitude, mais aussi un temps de rappel : honorer ces intervenants, c’est aussi respecter les règles qu’ils incarnent. Cela passe par la collaboration de tous, automobilistes, parents, piétons, mairie et écoles.