Un ex-journaliste au PQ
Après 20 ans à enquêter sur les décisions publiques, l’ancien journaliste Jean-François Cloutier fait le saut en politique avec le Parti québécois dans Montarville.
Jean-François Cloutier possède 20 ans d’expérience dans le milieu journalistique. Après avoir commencé sa carrière à La Presse en 2006, il a notamment travaillé au journal Les Affaires et à la chaîne financière Argent de TVA, avant de se joindre au Bureau d’enquête de Québecor en 2013. Il était officiellement à l’emploi du Journal de Montréal depuis 2016.
Au fil de sa carrière, il a couvert plusieurs dossiers touchant les finances et l’administration publiques, dont ceux de Northvolt, d’Investissement Québec et de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Après deux décennies passées à mettre au jour différents problèmes, il souhaite maintenant contribuer à leur résolution. « J’étais dans un rôle de témoin et de rapporteur des problèmes. […] J’avais envie d’avoir une position plus active, plus engagée, pour essayer de régler les problèmes que j’ai pu rapporter dans mes articles », explique-t-il.
Un choix assumé
Le choix du Parti québécois s’est imposé naturellement pour Jean-François Cloutier, qui se décrit comme un indépendantiste de longue date. S’il a toujours respecté son devoir de réserve comme journaliste, il affirme avoir de profondes convictions concernant l’avenir du Québec et du français. Il dit également se reconnaître dans le discours du chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, axé selon lui sur « l’intégrité, la transparence, la rigueur et le sérieux ».
Son lien avec la circonscription
Le candidat estime par ailleurs être bien ancré dans Montarville. Résident de Saint-Bruno-de-Montarville depuis quatre ans, il participe chaque année à la guignolée de la municipalité et compte aussi de la famille à Boucherville. Ayant auparavant habité à Saint-Basile et à Longueuil, il soutient bien connaître la région. « Si je me lançais, c’était très clair que c’était pour Montarville et pas ailleurs », précise-t-il.
« On n’est pas là pour défaire ce qui marche bien […] On est là pour améliorer. » – Jean-François Cloutier
Les enjeux principaux
Parmi les enjeux qui touchent l’ensemble de la circonscription, Jean-François Cloutier relève la congestion sur l’autoroute 30, qui traverse à la fois Boucherville et Saint-Bruno. « Je pense qu’il y a un problème d’engorgement chronique qui tend même à s’aggraver », affirme le candidat péquiste, qui considère que la situation affecte une grande partie des citoyens de Montarville.
À Boucherville, le dossier ferroviaire figure également parmi ses préoccupations. Le développement du port de Contrecœur pourrait entraîner une hausse du nombre de wagons circulant sur la voie ferrée qui traverse la municipalité. « Qu’est-ce qui va arriver avec le trafic? Qu’est-ce que ça implique, le fait qu’il y aura probablement plus de wagons qui vont passer dans la ville? » soulève-t-il.
À Saint-Bruno, Jean-François Cloutier considère que l’avenir des anciens terrains fédéraux du ministère de la Défense, situés près du mont Saint-Bruno, constitue un dossier important. « Qu’est-ce qu’on fait avec ces terrains? Est-ce qu’on va les céder au gouvernement du Québec? » questionne-t-il. Le candidat affirme d’ailleurs avoir discuté des différentes subtilités de ce dossier avec l’ancien député de Montarville Stéphane Bergeron.
Un candidat « rigoureux »
Jean-François Cloutier souhaite enfin convaincre les électeurs de Montarville que son expérience journalistique représente une valeur ajoutée pour sa candidature. Il entend transposer en politique les qualités qui ont marqué sa carrière, soit « la rigueur, la transparence et l’intégrité », tout en préservant la qualité de vie qu’il qualifie d’exceptionnelle à Boucherville et à Saint-Bruno-de-Montarville. « On n’est pas là pour défaire ce qui marche bien […] On est là pour améliorer », conclut-il.
