Un nouvel orchestre symphonique voit le jour sur la Rive-Sud

Fondé à l’automne 2025, l’Orchestre symphonique Carmina (OSCAR) présentera son tout premier concert, le 14 décembre prochain, à l’église anglicane Saint-Barnabas de Saint-Lambert.

La scène culturelle de la Rive-Sud s’enrichit d’un tout nouvel ensemble. À l’origine du projet, on retrouve le violoniste bouchervillois Mathieu Massicotte, figure bien connue du milieu orchestral jeunesse, qui souhaite répondre à un besoin grandissant chez les musiciens adultes de la région.

En compagnie de Jeanne Perreault et Chantal Harrison, cofondatrices de l’OSCAR, il souhaite participer au rayonnement des nombreux musiciens de la Rive-Sud et à la démocratisation de la musique classique.

Un manque à combler

Au fil de près de vingt ans d’implication au sein de l’Association des orchestres de jeunes de la Montérégie (AOJM), les trois bénévoles ont constaté une demande claire : de nombreux instrumentistes amateurs ou semi-professionnels souhaitent poursuivre leur parcours musical dans un cadre exigeant et structuré.

« L’AOJM, c’est de 7 à 25 ans. Après 25 ans, c’est fini, souligne Chantal Harrison. Mais il y a toujours beaucoup d’engouement de la part des musiciens pour continuer de jouer après ça. »

C’est donc pour eux qu’est né l’OSCAR, un orchestre symphonique de niveau avancé ouvert aux musiciens de tous horizons désireux de s’investir dans un ensemble sérieux sans pour autant viser une carrière professionnelle.

Démocratiser la musique classique

Dirigé par le jeune chef d’orchestre Zachary Robert, finissant du Conservatoire de musique de Montréal et ancien membre de l’AOJM, l’ensemble veut se démarquer par la qualité de son interprétation et par son désir de rendre la musique symphonique accessible aux citoyens de la Rive-Sud.

« L’OSCAR, c’est autant pour les musiciens que pour le public », souligne Mathieu Massicotte, qui porte un regard ouvert sur l’orchestre. « On veut que les programmes que l’on monte soient accessibles, que ce soit avec de la musique de film ou de jeux vidéo. Oui, on se tient dans la musique classique, mais on a aussi le désir d’aller dans des choses plus populaires. »

« Le but, c’est d’aller chercher les gens pour leur donner un moment de plaisir. On a du plaisir à jouer et on espère qu’ils auront du plaisir à nous écouter », ajoute Chantal Harrison.

Des répétitions à Saint-Lambert

La localisation à Saint-Lambert, bien que deux des fondateurs résident à Boucherville, découle d’une réflexion économique pour ce jeune orchestre qui s’est constitué en organisme à but non lucratif.

« On a vraiment un bon prix, à Saint-Lambert, qui nous permet de baisser la cotisation des musiciens pour avoir accès toutes les semaines à un local, souligne Mme Harrison. On a fait le tour des salles de la Rive-Sud et c’était vraiment à Saint-Lambert que l’on avait le meilleur prix », ajoute Mathieu Massicotte.

Un premier concert

Avec ce premier concert, qui aura lieu le 14 décembre prochain à l’église anglicane Saint-Barnabas de Saint-Lambert, l’OSCAR se lance dans une programmation résolument romantique, ponctuée de quelques œuvres du temps des Fêtes.

« On espère faire une bonne première impression. On a déjà de l’expérience dans l’organisation de concerts avec l’AOJM. Donc, ça devrait aller. Pour ce qui est du programme, ça s’en vient très bien aussi », se félicite M. Massicotte.

Le public pourra notamment entendre la lumineuse Symphonie no 8 d’Antonín Dvořák, une œuvre vibrante choisie pour sa capacité à mettre en valeur toutes les sections et le talent de ce nouvel orchestre.

Un avenir mélodieux

Au-delà de cette première prestation, l’ambition de l’OSCAR est de s’ancrer durablement dans le paysage culturel régional.

Mathieu Massicotte espère ainsi créer un pont entre pratique amateur de haut niveau, formation musicale pour les jeunes et diffusion culturelle locale. Un projet à long terme qui pourrait bien transformer la présence de la musique symphonique sur la Rive-Sud.

« Notre mission, c’est vraiment de faire rayonner la musique classique dans la Montérégie au complet. On est en train de regarder du côté des salles de Boucherville pour un futur concert », lance M. Massicotte.

Actuellement, l’OSCAR compte une trentaine de musiciens mais vise à s’agrandir et lance donc un appel aux instrumentistes. « On manque de violon et de violoncelle. On recrute! On vise à être 45, 50, environ, d’ici l’année prochaine, souligne Mathieu Massicotte. Pour l’instant, on fait des répétitions à portes ouvertes », ajoute Chantal Harrison, très enthousiaste.