Une aide pour choisir son école secondaire

L’école secondaire De Mortagne figure en troisième position des meilleures écoles publiques en Montérégie, selon le classement effectué chaque année par lInstitut Fraser devancée par l’école Lucille-Teasdale à Brossard et l’École d’éducation internationale de McMasterville. 

Le 15 novembre, l’Institut Fraser a publié son classement des écoles secondaires du Québec en 2025.

Le Bulletin des écoles secondaires du Québec 2025 classe 470 écoles en s’appuyant en bonne partie sur les résultats aux épreuves obtenus par les élèves dans quatre matières clés que sont le français, l’anglais, les sciences et les mathématiques, au cours de l’année scolaire 2023-2024. 

Dans ce classement, avec une note de 6,6 sur 10, l’école secondaire De Mortagne à Boucherville se classe à la troisième position des écoles publiques en Montérégie.

En incluant les écoles privées de la Montérégie, l’école se trouve à la 14e place. Sur l’ensemble des écoles secondaires du Québec, elle occupe la 149e position du classement sur les 469 évaluées par l’Institut Fraser.

« C’est un classement flatteur, mais ce classement n’est pas réalisé avec les indicateurs que le ministère prend en compte. Donc, je ne commente pas ces résultats », d’indiquer au journal Annie Larouche, directrice de l’école secondaire De Mortagne. 

L’école Les Trois Saisons de Boucherville, un établissement privé, a récolté une note de 5,9, se positionnant à la 229e place du classement québécois. 

Méthode de calcul

Le fait de ne s’appuyer que sur les moyennes des résultats des examens officiels de fin d’année pour élaborer ce palmarès est controversé dans le milieu scolaire, qui a tendance plutôt à regarder le taux de diplomation et de qualification, qui prend en compte les évaluations des élèves tout au long de l’année scolaire. 

Dans ses calculs, l’Institut Fraser prend en compte pour son classement, en plus des résultats aux épreuves dans les quatre matières essentielles, le taux d’échec aux épreuves uniques, la surestimation des résultats par l’école, l’écart entre les résultats des garçons et ceux des filles à certaines épreuves uniques, et la probabilité que les élèves inscrits accuseront un retard dans la réalisation de leur programme d’études.

L’idée du classement 

L’ancien ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, a exprimé la volonté, en 2024, de faire son « palmarès des écoles ». Une idée qui ne s’est pas concrétisée aujourd’hui, ce que regrette Yanick Labrie, M. Sc. chercheur associé, Institut Fraser. « Le Ministère produit beaucoup d’information utile, mais il ne publie aucun outil qui permette de comparer clairement la performance académique des écoles, ni de suivre leur progression au fil des ans. Notre Bulletin des écoles secondaires utilise exclusivement des données officielles du Ministère. Les écoles peuvent être réticentes pour diverses raisons : parce que le Bulletin met en lumière des contrastes parfois inconfortables, parce qu’il introduit une forme de reddition de comptes, ou simplement parce que ses critères diffèrent de ceux qu’elles privilégient pour s’autoévaluer. Mais sur le plan méthodologique, le classement repose bien sur les données ministérielles les plus objectives et les plus comparables disponibles au Québec », précise le chercheur, qui indique vouloir « améliorer la transparence du système scolaire ».

L’étude mentionne que cette année, 58 écoles ont amélioré leur performance de façon significative sur une période de cinq ans.

« Un sommet depuis que nous produisons le classement. Cela montre qu’un exercice de transparence peut contribuer à alimenter des améliorations concrètes. »

Quant à la pertinence de s’appuyer sur ce classement pour faire un choix d’école, M. Labrie indique que c’est un bon début.

« C’est un complément d’information essentiel, mais qui doit être intégré à l’ensemble des facteurs que les parents jugent importants dans le choix d’une école pour leur enfant. »