Vingt-cinq ans d’entraide pour Jean-Marie Girard
Jean-Marie Girard a reçu le prix Pierre-Boucher pour souligner son engagement de longue date en tant que président et fondateur de la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud.
Pour M. Girard, cette reconnaissance vient souligner « un travail de 25 ans » derrière la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud. Il rappelle avoir lancé et structuré l’organisme, un engagement qui « ne s’est pas fait sans effort ». Même s’il a été surpris de recevoir le prix, il estime que cette distinction appartient aussi aux nombreux bénévoles qui l’accompagnent. « Notre force, c’est le travail d’équipe », affirme-t-il.
Habituellement remis à un Bouchervillois, le prix Pierre-Boucher a, cette année, été accordé à Jean-Marie Girard, président et fondateur de la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud. Même s’il n’habite pas la ville, son engagement a eu des retombées directes à Boucherville, notamment grâce aux sommes versées au Comité d’entraide. En 25 ans, l’organisme a amassé près de 9,1 M$ en argent et l’équivalent de 2,7 M$ en denrées alimentaires, dont plus de 320 000 $ ont été remis à l’organisme bouchervillois.
Pour M. Girard, ce prix revient aussi aux nombreux bénévoles qui soutiennent la guignolée année après année. Il rappelle que l’organisme a besoin d’un minimum de 800 bénévoles lors de sa collecte dans la rue. « On est peut-être le moteur de l’organisation, mais s’il n’y a aucun wagon attaché au moteur, ça peut faire du bruit, mais ça ne va pas loin », illustre-t-il.
Besoins en hausse
Les besoins ont beaucoup changé depuis les débuts de la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud. M. Girard constate que le coût de la vie, les loyers et l’arrivée de nouveaux citoyens ont augmenté la pression sur les organismes d’aide. Il note aussi un phénomène plus récent, des personnes âgées demandent désormais du soutien. « Avec le coût des loyers, le coût de la vie, ça a commencé l’année passée », explique-t-il.
Les débuts
La Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud est née au début des années 2000. À cette époque, 16 médias du grand Montréal se sont affiliés pour créer la Grande Guignolée nationale. Selon Jean-Marie Girard, les organismes de la Rive-Sud craignaient alors qu’une partie des dons recueillis sur leur territoire soit redirigée ailleurs. M. Girard a donc décidé de rencontrer l’organisation afin de faire reconnaître cette réalité locale. « Sur la Rive-Sud aussi, il y a des personnes dans le besoin », leur a-t-il rappelé. Cette démarche a mené à une entente : à partir de 2002, la collecte montréalaise ne traverserait plus sur la Rive-Sud.
La suite
Depuis la pandémie, les dons en ligne occupent une place de plus en plus importante pour la Grande Guignolée des médias de la Rive-Sud. « Les gens ont pris l’habitude de donner en ligne », souligne Jean-Marie Girard. Il ajoute que l’organisme compte maintenant plus de 5000 personnes qui donnent en ligne. Même s’il pense à la relève, M. Girard ne prévoit pas quitter prochainement. « En principe, je devrais être encore là pour quelques années. »
