Déjà plus de 100 000 $ amassé par Les Filles d’Isabelle
Grâce à sa friperie solidaire, l’organisme redistribue chaque année près de 150 000 $ au profit de la communauté.
En 2023, 140 000 $ avaient été remis à des organismes, puis 165 000 $ en 2024. Bien que l’année de l’organisme se termine le 10 avril 2026, ce sont déjà 100 000 $ qui ont été redistribués à ce jour. « Nous espérons dépasser les deux années précédentes », lance Mme Grenon.
À ce titre, l’organisme a remis un chèque de 10 000 $ au Comité d’entraide de Boucherville (CEB) le 6 novembre dernier, lors du lancement de la guignolée.
Inspirées par leur devise Unité, Amitié et Charité, Les Filles d’Isabelle poursuivent, année après année, une mission profondément ancrée dans la solidarité et l’entraide communautaire à Boucherville.
L’organisme, composé de bénévoles engagées, en majorité des femmes, agit pour soutenir les personnes et les organismes en situation de vulnérabilité, notamment grâce à l’exploitation d’une friperie solidaire située à la Maison du bénévolat.
Ouverte à toutes et à tous le mardi, le jeudi et le samedi matin, la friperie des Filles d’Isabelle propose des vêtements, jouets, articles de maison et de la vaisselle à prix modique.
Bien plus qu’un simple lieu de consommation responsable, l’organisme constitue un véritable levier d’aide communautaire dans lequel ‘ensemble des profits générés est redistribué à différents organismes.
« Les filles d’Isabelle ça existe depuis 65 ans à Boucherville. Notre mission avec la friperie c’est de redonner aux organismes, explique Sylvie Grenon, directrice des Filles d’Isabelle. Tout ce qui est vendu est redonné aux organismes, on ne garde aucun fond et on redonne autour de 150 000 $ par année. »
« Ce n’est pas seulement des gens démunies qui viennent. » – Rina Langevin
Une belle année 2025
En 2025, Les Filles d’Isabelle ont poursuivi leurs actions dans un contexte où les besoins d’aide demeurent bien présents.
L’organisme, qui ne compte aucun salarié, repose entièrement sur l’implication quotidienne de 35 bénévoles femmes membres des Filles d’Isabelle et de 15 hommes qui offrent leur aide, notamment pour le transport.
Assistée de ses deux directrices adjointes et bonnes amies, Marie-Andrée Lussier et Rina Langevin, Sylvie Grenon salue le travail de son équipe. « Nos équipes sont bien garnies, on a vraiment de bonnes équipes et on travaille fort, toutes bénévolement. »
Cette année encore, la friperie a continué d’accueillir une clientèle variée et en croissance, composée autant de citoyens dans le besoin, à la recherche de biens abordables, que de personnes sensibles à l’économie circulaire et à l’achat local solidaire.
« Je pense que la situation économique fait que les citoyens deviennent de plus en plus conscients du besoin de recycler et d’acheter à meilleur prix », mentionne Marie-Andrée Lussier.
« Ce n’est pas seulement des gens démunies qui viennent », ajoute Rina Langevin, qui souligne que de plus en plus de personnes issues de la classe dite » moyenne » peinent à joindre les deux bouts.
Des besoins criants
Si Boucherville a la réputation d’être une municipalité aisée et privilégiée de la Rive-Sud, les trois amies observent une augmentation des besoins en 2025, tant auprès de la clientèle que des organismes qu’elles soutiennent financièrement.
La friperie est ainsi devenue un point de repère essentiel dans la communauté, dont l’influence s’étend désormais au-delà de Boucherville.
« Cette année on s’est beaucoup concentré sur les itinérants à Longueuil, on est allé les visiter à la Halte du coin et ils sont vraiment dans le besoin, explique Sylvie Grenon. On leur a donné 20 000 $ à date et on a l’intention de continuer. »
L’organisme lance donc un appel aux dons pour des sacs de couchage, des bottes, des vêtements chauds, des tentes et des couettes afin de les redistribuer aux itinérants. « Il y a des besoins criants là, ajoute-elle. N’hésitez pas à venir nous porter cela. »
Vers 2026
Joyeuses, optimistes et solidaires, les trois amies rayonnent par leur joie de vivre lors de l’entretien et cela malgré la teneur des sujets soulevés. Une énergie contagieuse et un esprit de convivialité et de respect qu’elles transmettent à l’ensemble de l’organisme.
« C’est social, les gens qui viennent ici sont souvent des gens qui viennent régulièrement, précise Marie-Andrée Lussier. On est comme une petite famille. »
Les directrices, qui portent un regard déterminé vers 2026, remercient les citoyens pour leurs dons et leurs achats, tout en rappelant que toutes les donations ne peuvent être acceptées, faute d’espace et par souci d’hygiène.
« On ne prend pas les meubles et il faut apporter des choses en bon état s’il vous plaît. »
Les dons de meubles peuvent toutefois être faits au Grenier des aubaines.
