Des cliniques offrent leurs services en échange de dons pour Moisson

Plusieurs cliniques de Boucherville ont proposé des services gratuits en échange de dons afin de soutenir Moisson Rive-Sud.

Pour une cinquième année consécutive, les cliniques Espace multisanté, Clinique d’ostéopathie de Boucherville, Kinik Kinésiologues et Acupuncture Boucherville ont offert leur savoir-faire gratuitement, le temps d’une journée, en échange de dons en argent ou de denrées remises à Moisson Rive-Sud.

« Depuis 2021, les cliniques de Boucherville travaillent avec Moisson Rive-Sud une demi-journée par année, nous explique Marie-Claude Savaria, directrice du développement philanthropique et des finances de Moisson Rive-Sud. Elles offrent des services gratuits en échange d’un don.  »

Cinq ans de dons

Cette année, pas moins de 3 974 $ ont été récoltés afin de soutenir l’organisme dans sa mission.

« Tous les dons sont vraiment importants, se réjouit la directrice des finances. Au-delà des denrées, les dons en argent nous permettent de payer les montants opérationnels, car pour récupérer et distribuer gratuitement les denrées, il faut assurer le transport et les opérations d’entrepôt. »

Au-delà de la valeur matérielle, l’organisme salue également la portée symbolique et éducative d’un tel geste solidaire.

« Pour Moisson Rive-Sud, une des choses vraiment importantes, c’est que les gens connaissent notre mission, nous explique Mme Savaria. Des initiatives comme celle-là permettent vraiment de sensibiliser les gens. Elles contribuent à démystifier l’aide et la sécurité alimentaire. »

Créativité solidaire

De nombreuses autres entreprises de la Rive-Sud ont emboîté le pas.

« On a des partenariats avec différentes entreprises, se félicite Marie-Claude Savaria. Il y a des studios de yoga qui offrent des séances en échange d’un don, des points d’emballage de cadeaux, des karaokés, des spectacles de danse. Toutes sortes d’entreprises mettent à profit leur expertise et les services qu’elles offrent pour récolter des dons. Ce sont toujours de belles idées créatives. »

Des besoins grandissants

Or, de la créativité, l’organisme doit en faire preuve afin de constamment innover pour répondre aux besoins de plus de 103 000 personnes soutenues chaque mois à travers son réseau.

« L’insécurité alimentaire est vraiment un enjeu de plus en plus important qui prend de la place. Malheureusement, ça ne fait qu’augmenter au cours des dernières années. »

Une réalité qui s’accentue et qui ne touche plus uniquement les personnes les plus vulnérables. « Quarante pour cent de nos bénéficiaires sont des enfants, 20 % sont des personnes qui travaillent, regrette la directrice. On comprend que n’importe qui peut se retrouver dans une situation de besoins alimentaires. Il suffit parfois d’un événement, d’un licenciement, d’une voiture qui brise ou même d’une séparation. »

Trouver les fonds

Devant cette réalité, des initiatives comme celle mise en place par les cliniques de Boucherville font une réelle différence et soutiennent l’organisme dans sa mission.

Si les fêtes de fin d’année sont une période propice à la générosité et au partage, Moisson Rive-Sud rappelle que l’insécurité alimentaire est un enjeu présent toute l’année.

« Les défis sont financiers. Il faut obtenir les denrées et les dons en argent nécessaires pour réaliser notre mission. Cette aide est très présente pendant les Fêtes, mais nous, c’est douze mois par année que nous nourrissons les gens. Donc, il faut continuer. »

L’organisme rappelle, à ce titre, qu’il est constamment à la recherche de dons, de denrées ou encore d’heures de bénévolat.

« C’est un défi pour nous d’obtenir les fonds nécessaires. Donc, nous sommes toujours ouverts à collaborer avec la communauté pour cela. C’est un beau milieu de vie et c’est le fun de se sentir au cœur d’une belle mission. »