Le Café centre d’art souffle ses dix bougies

Au bord du Saint-Laurent, dans le Vieux-Boucherville, le Café centre d’art fête ses dix ans. Dix ans d’histoires, de spectacles, d’expositions et de rencontres. 

Anaël Rolland-Balzon arollandbalzon@journaldeboucherville.com

Plus qu’un simple café-restaurant, ce lieu est devenu une vitrine et un foyer pour les arts plastiques et scéniques bouchervillois. Un espace communautaire où artistes et citoyens tissent ensemble la trame culturelle de Boucherville. 

En dix ans, le Café s’est imposé comme un pôle essentiel pour les artistes émergents et les organismes accrédités de la ville. Résidences artistiques, expositions collectives, ateliers d’arts plastiques, soirées thématiques et activités familiales y trouvent un terrain d’accueil et de diffusion.

Cœur culturel de Boucherville

« On veut que le Café centre d’art soit un lieu inclusif pour tous les citoyens. Qu’ils puissent venir consommer de la culture et participer à des activités. On veut en faire un lieu de création, de production et d’exposition, souligne Stéphanie Poisson, cheffe de service des arts et de la culture à la Ville de Boucherville. Mais également un lieu d’enseignement, d’échange, de rencontre et d’accueil. »

Installé au 536, boulevard Marie-Victorin, l’espace joue sur une double fonction : restaurant et salle de diffusion. On vient y prendre un café en admirant la vue sur le fleuve, assister à une lecture publique, un petit concert ou une table ronde. Mais on peut aussi participer à une foule d’ateliers mis en place par différents organismes communautaires et répartis sur les trois étages du bâtiment : peinture, sculpture, couture, broderie, photo, cinéma, musique, théâtre, il y en a pour tous les goûts. Le Café accueille également huit résidences artistiques par année et propose des expositions dans la galerie Jean-Letarte, baptisée ainsi en l’honneur du citoyen initiateur du projet.

« C’est un lieu d’accueil pour les artistes et les organismes qui offrent des cours d’art, un lieu citoyen où l’on cherche à mettre en valeur les artistes bouchervillois, précise Mme Poisson. L’objectif, c’est la rencontre : beaucoup d’amitiés se sont créées ici. »

Un lieu communautaire

Par ses missions et sa programmation, le CCARTS est rapidement devenu un lieu vital pour les organismes communautaires de la ville. C’est notamment le cas du Cercle des Fermières du Québec (CFQ), la plus grande association féminine du Québec, qui fête ses 110 ans cette année et dont une branche est installée au CCARTS.

Le CFQ propose des ateliers de peinture et de couture. « Une des valeurs du Cercle, c’est de briser l’isolement des femmes tout en transmettant le patrimoine et en redonnant à la communauté », souligne Solange Chrétien, vice-présidente du CFQ de Boucherville. 

« Le CCARTS, c’est idéal. Nous, on se considère chanceuses, car on a accès à beaucoup de locaux, ce qui n’est pas le cas de tous les cercles », précise Mme Chrétien, qui insiste sur l’importance du lieu pour le bien-être de son organisme, fort de 120 membres à Boucherville. « Ici, c’est parfait. On ne pourrait pas faire autant d’activités si l’on n’avait pas les locaux du CCARTS. C’est un lieu idéal pour travailler, on voit des jeunes et des moins jeunes. Ça crée du dialogue, ça provoque des échanges. »

Et après?

Stéphanie Poisson espère que le CCARTS poursuivra sur cette lancée pour les prochaines années : « Les citoyens de Boucherville sont vraiment ouverts à la culture, mais il y a toujours un défi de communication pour les joindre avec certaines activités. Il serait intéressant de joindre des citoyens ayant d’autres centres d’intérêt que la culture, comme le sport ou le plein air, et de les amener au CCARTS pour leur montrer qu’ils y ont leur place. »