André Dubois présente sa nouvelle exposition au Café centre d’art
Du 29 janvier au 15 mars, le Café centre d’art accueille Champ libre, une exposition de l’artiste André Dubois.
Depuis plusieurs années, André Dubois développe une expérience artistique où se rencontrent des univers, figuratif et abstrait, avec la nature comme trame de fond.
Sa démarche s’inscrit aux frontières de la sculpture, de la peinture, du collage et de l’installation, brouillant volontairement les catégories afin de proposer des œuvres uniques qui entrent en osmose avec leur environnement d’exposition.
« La lumière vient révéler des jeux d’horizon. C’est un jeu de perspectives déformées. » – André Dubois
Liberté montagneuse
Au cours des derniers mois, l’artiste a abordé dans sa démarche créatrice un thème qui l’habitait depuis longtemps : la montagne. Une thématique qui est partie prenante de sa nouvelle exposition au Café centre d’art.
« Je pars du thème de la montagne, qui renvoie à la liberté, nous explique André Dubois en entretien. C’est aussi pour me donner beaucoup de liberté dans ma pratique que je la mobilise. »
Ce qui l’intéresse dans ce sujet, c’est donc à la fois sa dimension esthétique, par les formes qu’elle suppose, et sa dimension métaphysique, la montagne renvoyant à une icône forte et évocatrice.
« Je trouve ça bien, de jouer avec cet icône-là, qui suppose d’atteindre des sommets, déclare-t-il. Il y a quelque chose de fort dans la poésie de la montagne. C’est tellement immense et inaccessible. »
Symbole de liberté, de dépassement et d’élévation, la montagne convoque une expérience à la fois physique et intérieure, à l’image des œuvres d’André Dubois.
« On gravit la montagne, on la traverse et on se donne de nouvelles perspectives à chaque point. Ça permet aussi des jeux de lignes à n’en plus finir sur l’aspect structurel. »
Matière structurante
La matière occupe une place structurante dans son processus artistique.
« J’ai travaillé des structures qui se rapprochaient de la montagne pour élargir le travail sur la matière », précise André Dubois.
Papier perforé, fragments découpés à la main ou au laser, partitions de magazines, les matériaux choisis sont multiples et protéiformes.
« C’est avant tout un travail de collage avec différents formats tels que le papier, le bronze, l’aluminium, souligne l’artiste. Ces matières viennent en transparence avec des articles de magazines découpés qui créent du relief. »
Lumière et ombrage
Dans les sculptures, la lumière devient un élément fondamental, étant partie prenante des œuvres.
Elle traverse les interstices, révèle les ombrages et donne vie aux volumes montagneux.
« La matière entre en contact avec la lumière, ce qui me permet de travailler avec les ombrages, mentionne André Dubois. Je découpe des formes en trois dimensions que la lumière traverse. La lumière vient révéler des jeux d’horizon, c’est un jeu de perspectives déformées. »
À travers cette exploration du paysage et de ses simulacres, André Dubois joue avec les codes du paysage classique pour mieux les réinventer.
Parcours atypique
Le parcours d’André Dubois prend racine dans le monde de l’illustration et de la communication. En parallèle de son activité professionnelle, l’art a toujours occupé une place centrale dans sa vie.
« J’ai toujours fait des expositions en parallèle de mon métier, explique-t-il. Avec le temps, je trouvais ça de plus en plus difficile parce que les intentions sont totalement à l’opposé. D’un côté, on travaille avec des images pour faire vendre de grandes marques et, de l’autre, on travaille sur des œuvres intimes, personnelles, dans une dynamique plus poétique que mercantile. »
Aujourd’hui, il consacre sa vie à son art. Sa dernière exposition, Champ libre, propose une expérience immersive et sensible, invitant le spectateur à se laisser porter par la poésie des reliefs et l’appel silencieux des sommets.
