Des débuts prometteurs pour le programme PasFou

Alors que l’application web Pasfou accuse un léger retard, la Ville de Boucherville et l’organisme Fous de Nature prolongent leur programme d’accompagnement environnemental jusqu’en mars 2026. 

Lancé à l’automne, le programme Pasfou, porté par l’organisme Fous de Nature en collaboration avec la Ville de Boucherville, devait initialement prendre fin en décembre, mais il vivra finalement une période prolongée. L’initiative se poursuivra jusqu’en mars 2026.

Cette décision fait suite au retard dans la mise en service de l’application web Pasfou, un outil clé qui sera accessible dès cette semaine aux foyers participants, ainsi qu’au grand public.

Un contretemps technologique qui se transforme en opportunité pour approfondir les activités du programme.

« On va poursuivre notre accompagnement citoyen et le bêta-test jusqu’à la mi-mars pour ensuite espérer avoir un bilan sur cette première cohorte de Boucherville », déclare Anne-Françoise Rocheleau, directrice fondatrice de Fous de Nature, qui espère étendre le programme au sein d’autres municipalités en 2026.

« C’est un projet qui aurait dû se faire sur 2 ans, mais on l’a réalisé en 8 mois. » – Anna-Françoise Rocheleau

Une cohorte engagée

Fous de Nature est un organisme à but non lucratif de Boucherville dont la mission est de cultiver l’intérêt des citoyens pour la nature et de les sensibiliser à la cause environnementale au moyen d’ateliers pédagogiques et de services d’éducation.

Depuis le mois de septembre, le programme Pasfou invite des ménages volontaires de Boucherville à réduire concrètement leur empreinte carbone grâce à un accompagnement personnalisé.

Au total, 42 foyers ont répondu à l’appel et participent à une série d’activités axées sur l’alimentation durable, la consommation responsable, les transports et l’engagement citoyen.

« Les familles qui sont là, c’est des gens qui ont beaucoup de volonté, ils créent une communauté, souligne la fondatrice de l’organisme. Les voir interagir entre eux avec leur vision, leur optimisme et leur crainte, ça nous aide à développer la communauté sur l’application. »

Plusieurs activités ont déjà permis aux participants d’amorcer une réflexion profonde sur leurs habitudes : atelier d’alimentation durable, conférence sur l’engagement citoyen, initiation au bilan carbone, thématiques sur les transports actifs et collectifs.

Faute d’avoir l’application disponible dès le départ, l’équipe de Fous de Nature a recentré son accompagnement sur la dimension humaine, un aspect qui s’est révélé particulièrement porteur.

L’application Pasfou

À mi-parcours du programme, l’organisme dresse un bilan très positif des premiers mois. L’arrivée de l’application 100 % québécoise permettra d’évaluer plus précisément l’empreinte carbone de chaque foyer.

« Pour développer l’application, on a remporté le défi innovation Québec en économie sociale, nous explique Mme Rocheleau. On a reçu une bourse qui payait 50 % du projet. C’est un projet qui aurait dû se faire sur 2 ans mais on l’a réalisé en 8 mois. »

L’équipe est désormais prête à entamer cette nouvelle étape avec la cohorte. « À partir de cette semaine, l’application va entrer en jeu dans l’accompagnement, souligne la directrice. Avec la cohorte nous allons tester l’application. »

Cette mise en service sera aussi l’occasion d’ouvrir l’accès de l’application au grand public, afin que l’ensemble des Bouchervillois puisse profiter des conseils, calculs et défis du programme.

L’organisme entend profiter de ces mois supplémentaires pour approfondir certaines thématiques, élargir les activités proposées et travailler plus étroitement avec les familles grâce à l’outil numérique.

Une suite prometteuse

L’arrivée de l’application au sein de la cohorte pourrait inciter d’autres municipalités de la Rive-Sud et du Québec à se joindre au projet.

« Notre objectif c’est qu’à partir de septembre 2026 on puisse s’associer avec différentes municipalités québécoises, déclare Anne-Françoise Rocheleau. Si on était capable l’année prochaine d’avoir 4 ou 5 municipalités qui embarquent dans le projet, ça serait un bon départ. »

Si l’application représente une avancée majeure dans l’analyse citoyenne de l’empreinte carbone, le facteur humain demeure essentiel dans la mise en place des actions visant à la réduire.

« L’application c’est une chose mais en plus de cela il y a l’accompagnement Pasfou, explique Anne-Françoise Rocheleau. On travaille à ce que les municipalités nous mandatent pour développer des cohortes citoyennes qui vont utiliser l’application mais qui vont aussi avoir un accompagnement humain sous forme de rencontres, d’échanges, d’ateliers et de conférences pour être capable de comprendre comment se crée l’empreinte carbone et comment on peut la diminuer. »