Des événements par et pour les femmes

Ent’ Deux toiles, des événements par et pour les femmes

À Boucherville, Ent’ Deux toiles propose un espace de rencontres destiné aux femmes, où se mêlent ateliers d’art texturé et conférences mensuelles.

Créer, échanger et réseauter autour de l’art, c’est la proposition d’Ent’ Deux toiles, un club féminin installé à Boucherville qui réunit chaque mois des femmes autour de conférences et d’ateliers d’art texturé, dans un espace convivial pensé pour favoriser les rencontres et la créativité.

Les événements durent deux heures et se tiennent dans le cadre ensoleillé du Café centre d’art, les derniers jeudis du mois. À la veille de leur troisième événement, nous nous sommes entretenus avec les deux personnes derrière ce projet, Samsara Rainville et Alexa Lamoureux, deux amies d’enfance qui se sont rencontrées à l’école à Boucherville et qui ont décidé de créer des espaces pensés par et pour les femmes au sein de la municipalité.

Comment est né le projet?

Samsara Rainville – Ça a commencé un dimanche après-midi où j’étais vraiment stressée. Alexa est venue chez moi et elle m’a proposé de faire de l’art texturé ensemble. On a vraiment eu du plaisir, ça m’a relaxée, et à la fin, on s’est dit pourquoi ne pas offrir ce genre d’activité à d’autres femmes pour leur permettre d’avoir un environnement où échanger et faire de l’art?

Ensuite, on a décidé de bonifier ça avec une conférence. Chaque mois, on a une conférencière qui vient parler de différents sujets qui touchent les femmes.

C’est quoi, l’art texturé?

Alexa Lamoureux – C’est de l’art qui est fait avec du plâtre. On a des outils spéciaux pour l’appliquer sur la toile, jouer avec la matière et ajouter de la peinture et des couleurs. Ça peut être abstrait ou réaliste, c’est ouvert à tous et accessible. Ça permet de développer sa créativité sans être dans un cadre fixe, et ça laisse place à l’erreur.

Samsara Rainville – C’est une approche artistique qui permet d’augmenter la confiance des femmes, parce qu’on réalise qu’on est capables de faire des erreurs. C’est une façon de mélanger art, thérapie et communauté, en parallèle des conférences. Ça permet de créer un lieu de partage où l’art est au centre. On voulait quelque chose de simple et accessible. 

Comment sont choisis les conférenciers?

Alexa Lamoureux – On y va avec des sujets qui vont toucher les femmes. Notre dernière invitée était une travailleuse sociale en santé mentale. Elle a abordé l’épuisement et l’anxiété, des sujets très présents mais aussi encore tabous chez les femmes.

On essaie vraiment de choisir des thématiques précises qui ont un impact concret sur leur vie. La prochaine rencontre portera sur les finances au féminin, une comptable viendra parler des blocages que les femmes peuvent avoir avec l’argent. Le but, c’est d’aborder des sujets au féminin et de bâtir une communauté. 

Samsara Rainville – On est aussi des femmes, et on réfléchit à ce que l’on a envie d’apprendre nous-mêmes. On veut construire une communauté pour nous aussi. 

Quels sont vos objectifs à moyen terme?

Alexa Lamoureux – On parle de conférences, mais c’est surtout du partage. Quand une personne prend la parole, on l’écoute. On veut un environnement où tout le monde se sent à l’aise de discuter et de réseauter.

On veut créer une communauté de femmes pour les femmes. L’art n’est pas non plus le point central, il sert surtout de prétexte, pour offrir un espace où l’on peut échanger et prendre du plaisir. 

Samsara Rainville – On est ouvertes à élargir le projet. On est en discussion avec la FADOQ pour savoir si des femmes de l’organisation seraient intéressées par une soirée.

Nos évènements, ça permet aussi de sortir de la solitude et de rencontrer de nouvelles personnes. 

Qui sont les personnes qui viennent à vos événements?

Samsara Rainville – C’est surtout des personnes de la Rive-Sud, mais on a aussi déjà accueilli des participantes de la Rive-Nord. Ça touche un public plus large que ce que l’on imaginait et, côté âge, c’est assez varié, entre 27 et 65 ans. C’est très accessible. 

Alexa Lamoureux – Ça dépend aussi des conférences. C’est pour ça que l’on essaie d’avoir des sujets les plus larges possible. Mais notre objectif n’est pas d’être complet chaque fois, on veut surtout favoriser la qualité des liens. On est plus dans la qualité que dans la quantité, pour permettre des échanges authentiques. 

Quelles sont vos prochaines activités?

Samsara Rainville – En juillet, il y aura une activité d’autodéfense. En août, ce sera de la zoothérapie, une zoothérapeute viendra avec son chien pour aborder l’anxiété sous un autre angle, différent des approches médicamenteuses. 

Alexa Lamoureux – En septembre, on recevra deux entrepreneures pour parler du lancement d’entreprise. En octobre, une courtière immobilière viendra discuter d’investissement au féminin et, en novembre, une infirmière spécialisée abordera la médecine au féminin.