Festival de courts métrage indépendants de Boucherville, un tremplin pour la relève

Le Festival de courts métrages indépendants de Boucherville met en lumière la relève québécoise en invitant le public à voter pour son Coup de cœur.

Xavier Dolan, Chloé Robichaud, Sophie Dupuis ou encore Denis Villeneuve. Autant de noms qui témoignent de la vitalité et du rayonnement du cinéma québécois à travers le monde. Notre région est porteuse d’un terreau artistique fertile, qui ne demande qu’à être cultivé. C’est précisément la mission que s’est donnée le Festival de courts métrages indépendants de Boucherville (FCMIB), qui œuvre depuis 14 ans à faire briller les jeunes talents.

Cinq distinctions totalisant 3 000 $ ont été remises aux lauréats lors de la cérémonie de clôture, tenue le 12 octobre dernier au Centre multifonctionnel Francine-Gadbois devant une salle comble. Trois prix ont été attribués par le jury : Le prix de la meilleure interprétation a récompensé Yvan Ross pour son rôle dans Les 2 loups de Gabriel Bissonnette, le prix du meilleur scénario a été attribué à Cédric Senécal pour Appartement 8 et le prix de la meilleure réalisation a couronné Sarah Toussaint-Léveillé pour Qu’on me voit. Deux prix ont également été remis par vote du public à Thalia Fontaine pour Un jeu d’enfants et Martin Gunn pour De l’ombre à la lumière.

Éclairer la relève québécoise

Fondé en 2011 par Roger Renaud, le FCMIB en est aujourd’hui à sa 13e édition. Après quelques années d’ouverture à l’international, le festival a choisi, dans la foulée de la pandémie, de recentrer sa programmation exclusivement sur des œuvres locales et québécoises.

« C’est un festival accessible aux nouveaux réalisateurs. L’entrée est gratuite, on accueille tous les genres et on impose moins de critères que les grands festivals », explique Thibaud Laroche, codirecteur du FCMIB. « Notre mission est de mettre en valeur et de donner une plateforme aux cinéastes émergents, qu’ils soient de Boucherville ou d’ailleurs au Québec. »

Le prix de l’indépendance

Se lancer dans le monde du cinéma peut sembler intimidant pour de jeunes créateurs débordants de talent mais manquant de soutien. Production, réalisation, financement, diffusion : autant d’étapes essentielles qui peuvent paraître insurmontables. Le FCMIB veut démontrer qu’un autre chemin est possible.

« Ce que le public doit retenir, c’est qu’un court métrage n’est pas inaccessible. On peut le réaliser ici, localement, même avec peu de moyens », confie Thibaud Laroche.

Le festival reste donc dédié aux films indépendants, réalisés sans l’appui de grands studios, et met un accent particulier sur la jeunesse. « Cette année, nous avons établi un partenariat avec le Festival de films étudiants de Québec (FFEQ), ce qui nous a permis de recevoir de nombreuses soumissions étudiantes », précise le codirecteur.