Fin d’exposition pour l’artiste Stella Pace

Clap de fin pour l’exposition de l’artiste montréalaise Stella Pace à la galerie Vincent-d’Indy.

Après un mois d’exposition, l’univers de Stella Pace, présenté dans le cadre de Raw/version/brut, tire sa révérence à Boucherville, laissant derrière lui un imaginaire marquant, empreint de primitivisme et de questionnement sur l’humanité. Nous nous sommes entretenus avec l’artiste pour en savoir plus sur son expérience.

Résidence à Boucherville

Habituée de Boucherville, Stella Pace avait déjà exposé ses œuvres dans le cadre d’une résidence au Café centre d’art en 2023.

À la suite de cette expérience enrichissante, elle a choisi de poser sa candidature à la galerie Vincent-d’Indy, où elle a été retenue.

Cet intérêt marqué des institutions culturelles de Boucherville pour sa pratique se reflète également chez les citoyens, qui témoignent d’un réel engouement pour son travail. « L’exposition s’est bien passée, le vernissage était intéressant, il y avait beaucoup de monde, souligne Stella Pace, visiblement touchée. Les gens ici s’intéressent à la création et aux artistes. C’est une très belle expérience, je suis contente de l’avoir vécue. On est très bien accueillis et j’en parle à beaucoup d’artistes. »

Entre sculpture et peinture

L’approche artistique de Stella Pace est multidisciplinaire. L’exposition Raw/version/brut, proposée à la galerie Vincent-d’Indy, suggérait des peintures, des sculptures et des collages, le tout dans une atmosphère aux couleurs terreuses sur lesquelles des ombres et des formes humaines se distinguaient sans jamais vraiment se dire.

Cette artiste chevronnée navigue depuis plusieurs décennies à travers les médiums, oscillant entre des palettes sombres et des influences primitives. « Ça fait une vingtaine d’années que je fais de la création. Au départ, c’était majoritairement de la sculpture en béton, et maintenant, je joue avec les matériaux. Ce qui a été présenté à Boucherville, ce sont des sculptures en carton et en papier, beaucoup plus légères. »

Si sa pratique a beaucoup évolué au fil des ans, ses influences demeurent constantes. « J’explore différents médiums, mais toujours avec les mêmes thématiques, notamment l’humain et la condition humaine. »

Il est toujours pertinent de demander aux artistes ce qui se cache derrière leurs œuvres. La question peut s’avérer délicate, tant la création relève souvent de l’instinct. Si l’art s’explique avec la tête, il se fait bien souvent avec le cœur. La réponse de Stella Pace à ce sujet est, à ce titre, éloquente.

« Je m’intéresse à la vie, mais les thèmes s’imposent à moi. Je n’ai pas beaucoup de contrôle là-dessus. Je fais de la sculpture, de la gravure et du dessin de manière très spontanée, sans trop me servir de ma tête. J’essaie d’y aller avec mes états d’âme. »

Si l’exposition se termine, le travail de Stella Pace, lui, se poursuit. L’artiste s’envolera pour Toronto à la mi-mai afin d’y effectuer une résidence. Peut-être reviendra-t-elle un jour poser ses valises et son univers à Boucherville.