Le 14e Festival de courts métrages indépendants de Boucherville

Le 14e Festival de courts métrages indépendants de Boucherville, rendez-vous annuel incontournable des cinéphiles et des cinéastes de la région, aura lieu le 18 octobre 2026 au Centre multifonctionnel Francine-Gadbois.

Fondé en 2011 par Roger Renaud, le Festival de courts métrages indépendants de Boucherville (FCMIB) en est aujourd’hui à sa 14e représentation.

Des réalisations d’ici

Après quelques années d’ouverture à l’international, le festival a choisi, dans la foulée de la pandémie, de recentrer sa programmation exclusivement sur des œuvres locales et québécoises. « C’est un festival accessible aux nouveaux réalisateurs, explique Thibaud Laroche, codirecteur du FCMIB, en entrevue avec le journal. L’origine des réalisateurs n’a pas d’importance, tant que le film est réalisé au Québec. »

Depuis près de 15 ans, le festival propose ainsi une sélection de courts métrages francophones, en prises de vue réelles, réalisés au Québec.

Tous les genres, fiction, documentaire ou expérimental, sont acceptés, à condition que les œuvres ne dépassent pas 10 minutes, générique inclus. « L’entrée est gratuite, on accueille tous les genres et on impose moins de critères que les grands festivals, ajoute Thibaud Laroche. Notre mission est de mettre en valeur et d’offrir une plateforme aux cinéastes émergents, qu’ils soient de Boucherville ou d’ailleurs au Québec. »

Une journée en deux temps

L’événement se déroulera en deux volets.

Le matin, de 10 h à 11 h 30, une sélection de courts métrages hors compétition destinée aux enfants sera présentée.

La projection aura pour thème Les histoires d’ici. Contes, folklore, légendes et films d’animation jeunesse seront au rendez-vous. « On a fait le choix de consacrer une partie de la matinée aux familles, puisque l’après-midi est réservé aux 13 ans et plus », souligne Thibaud Laroche. En après-midi, de 13 h à 15 h, place à la compétition officielle.

Une quinzaine de courts métrages québécois seront projetés. Fiction, documentaire et expérimentation artistique seront au rendez-vous afin de faire découvrir une grande diversité de styles et d’univers.

Un nombre record de soumissions

Cette année, la direction souligne le fort engouement des réalisateurs, qui ont répondu massivement à l’appel de soumissions. « L’appel de soumissions s’est terminé le 15 juin et notre comité de sélection a commencé à visionner les films. On en a reçu entre 100 et 200, se félicite le codirecteur. Nous avons reçu davantage de propositions que l’année dernière. Nous avons notamment des partenariats avec les festivals de films étudiants de Québec, qui nous ont envoyé de nombreuses œuvres, ainsi qu’avec le groupe Kino Rive-Sud et Wapikoni mobile, qui nous transmettent également plusieurs films. »

Parmi toutes les candidatures, seulement 10 à 15 œuvres seront sélectionnées. « Nous avons reçu plusieurs films réalisés par des Bouchervillois ou tournés à Boucherville », ajoute Thibaud Laroche.

Des prix totalisant 2 500 $

Plusieurs distinctions seront attribuées lors de la cérémonie de remise des prix, qui suivra la projection de la compétition officielle.

Une somme totale de 2 500 $ sera distribuée. À noter qu’un même film pourra remporter plusieurs distinctions.Parmi les récompenses figurent le prix de la Meilleure réalisation (1 000 $), celui du Meilleur scénario (500 $), celui de la Meilleure interprétation (500 $) ainsi que le prix Coup de cœur du public (500 $), décerné à la suite du vote des spectateurs présents lors de la projection de la compétition officielle.

Les organisateurs espèrent attirer un public nombreux. « On va voir avec la présence des gens cette année si l’intérêt grandit ou s’il demeure stable », conclut Thibaud Laroche, qui souhaite voir le festival poursuivre sa croissance.

« Depuis plusieurs années, les deux principaux objectifs du festival sont d’encourager la production et la réalisation indépendante d’œuvres francophones. On espère être un espace pour les créateurs de la relève et pour les personnes qui réalisent des œuvres francophones à petit budget. »