Les Vertiges de Pauline
Pauline Michel, poète, romancière, poète officielle du Parlement du Canada, scénariste, dramaturge et autrice-compositrice-interprète, résidente de Boucherville, publie son nouveau recueil de poésie Vertiges d’années-lumière aux Éditions L’Harmattan.
C’est en vertu d’un recueil de poèmes que Pauline Michel, résidente de Boucherville, revient dans les librairies.
Celle qui a été nommée, en 2004, poète officielle du Parlement du Canada, devenant ainsi le premier auteur francophone et la première femme désignée à cette fonction, a mis de l’ordre dans ses nombreux écrits pour rassembler ses poésies dans Vertiges d’années-lumière aux Éditions L’Harmattan. Elle tient à préciser que poète officielle du Parlement du Canada « n’est pas associé à une position politique », comme on lui a déjà fait la remarque.
À Andrée Michel
Ce recueil, elle le dédie à sa nièce, Andrée Michel. « C’est une pure merveille qui est arrivée dans ma vie. J’avais tellement de textes que j’avais envie de tout jeter pour de bon, mais je n’arrive pas à passer par autre chose.
Alors, elle m’a proposé de travailler avec moi. Elle a mis de l’ordre, on a regroupé les poèmes selon le thème de Vertiges et c’est elle qui a soumis le recueil aux maisons d’édition », nous explique Pauline Michel.
Et l’on peut dire qu’elle a eu du flair, car il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour que la maison d’édition L’Harmattan accepte de le publier.
À travers Vertiges, Pauline Michel a voulu faire ressentir les émotions fortes que peuvent nous faire vivre beaucoup d’instants de notre vie. « C’est la fascination d’un moment très précis vécu dans l’intensité extrême, soit positivement ou négativement, qui m’a inspirée. Ces poèmes parlent de ces moments de fascination, un peu comme un oiseau qui est fasciné par un chat. La fascination, c’est merveilleux, mais l’oiseau peut se faire dévorer. Dans la fascination, il y a toujours cette ambivalence. Il y a aussi toujours ce premier regard qu’un enfant peut poser sur les choses, ça me fascine. »
Cette boulimique de travail s’est rapidement fait connaître de l’autre côté de l’Atlantique. À tel point qu’elle raconte que la France est devenue « un deuxième pays pour moi ». Il faut dire qu’en plus d’écrire, Mme Michel chante. Après avoir participé à de nombreux événements littéraires en France, elle est souvent invitée pour faire des spectacles de poèmes et de chansons. « J’ai fait plusieurs spectacles du genre, dont celui pour le prix Goncourt de la nouvelle. J’ai été invitée un peu partout comme romancière, mais qui chante pour des remises de prix littéraires en France. Je suis aussi très présente au Québec. »
Difficile d’en vivre
Même si Pauline Michel fait partie des poétesses qui peuvent être publiées par des maisons d’édition comme L’Harmattan, ce n’est pas la poésie qui la fait vivre. « Même les plus connus n’en vivent pas. Mes bonnes années financières, c’est lorsque j’écrivais pour des séries télévisées. Parfois, même les libraires ne veulent pas vendre d’ouvrages de poésie. Souvent, c’est sur commande. La poésie se passe beaucoup plus à travers des événements. L’an dernier, par exemple, j’organisais la soirée Tout Feu, Tout Femme, au festival Montréal en lumière, où nous avons présenté deux heures de poésie. Cela durait depuis dix ans, mais ç’a été coupé cette année. »
Auteure engagée
Après les massacres de la Première Guerre mondiale, nombre d’écrivains aspiraient au retour de la paix. La poète britannique, dramaturge et militante de la paix, Catherine Amy Dawson Scott, décide de créer, en 1921, un club réunissant les écrivains qui souhaitent partager des idées, et ce, quelles que soient leur race, leur religion ou leurs croyances. Elle donne à ce club le nom de PEN, qui signifie en anglais « stylo », acronyme de « Poètes, Essayistes, Romanciers » (Novelists en anglais).
L’association s’est désormais élargie aux éditeurs, aux traducteurs, aux journalistes et aux blogueurs.
Le PEN devient l’une des premières, sinon la première association mondiale d’écrivains et la première organisation soulignant que la liberté d’expression et la littérature sont inséparables.
Pauline Michel est membre de cette organisation accréditée auprès de l’UNESCO, qu’elle veut faire connaître. « Les gens peuvent faire des dons ou devenir membres s’ils sont écrivains.
Ça me tient très à coeur depuis des années. Je participe à des événements comme Métropolis Bleu. Je vais y lire des poèmes spécifiquement écrits pour les écrivains emprisonnés.
Dans un monde où tout va vite, Pauline Michel propose, avec Vertiges d’années-lumière, un moment suspendu dans le temps, un temps d’arrêt, un instant de méditation tout en poésie.
Il est possible de se procurer l’ouvrage de Pauline Michel sur le site libraire.ca.
