Myrtha, Artiste coup de coeur de l’Expo Galerie AAPARS 2026

Myrtha Pelletier, Myrtha de son nom d’artiste, a remporté le prix Coup de coeur du public à l’Expo Galerie AAPARS 2026, qui se déroulait les 18 et 19 avril au Centre multifonctionnel Francine- Gadbois de Boucherville. 

Elle vient de Boucherville et c’est le public de l’Expo Galerie AAPARS 2026 à Boucherville qui en a fait son coup de coeur.

En recevant le prix Coup de coeur du public 2026, Myrtha a reçu un chèque de 100 $, mais surtout la reconnaissance des personnes pour qui elle peint. « Cela a été une agréable surprise. Cela fait chaud au coeur, surtout que ce n’est pas la première fois que j’ai le coup de coeur du public. J’ai reçu un petit montant d’argent, mais la reconnaissance du public apporte beaucoup plus. Quand le public parle, cela veut tout dire », indique l’artiste au journal.

Elle expose depuis plus de 20 ans dans plusieurs musées d’art et maisons de culture, galeries, bureaux de ministres et députés qui l’encouragent. « Mes collectionneurs privés ou publics se retrouvent au Québec et à l’international », précise l’artiste. 

La peinture en remède

Myrtha est une artiste que la vie a menée à la peinture. « J’affiche un art contemporain de style impressionniste et semi-abstrait, étant inspirée de gens et de scènes urbaines d’ici. Je porte un besoin viscéral de peindre depuis toujours, mais dans la trentaine, certains événements dramatiques au niveau de ma santé ont forgé mon art et favorisé une émergence d’émotions que j’ignorais dans ma vie trépidante, dans un poste au sein d’une grande banque à Montréal », explique-t-elle.

Victime d’un accident vasculaire cérébral avec des récidives potentielles, elle arrête un métier trop stressant et s’inscrit à des cours de peinture, notamment à Boucherville. « Comme les gens aimaient ce que je faisais, j’ai eu de plus en plus d’intérêt à ce que je faisais. J’ai aimé ça, que les autres aiment ma peinture. Peindre comble, depuis lors, une quête de beauté qui nourrit ma vie, où je me sens en harmonie avec mon sujet, comme dans un moment onirique. »

Le Musou Black

Sa dernière collection est inspirée du Musou Black, une peinture qui absorbe plus de 99 % de la lumière et qui propose un noir presque absolu.

« Je m’investis dans un laisser-aller autodidacte dans la création de mes tableaux avec du Musou Black, de l’acrylique, de l’or et une touche de rouge cuivré, ma couleur fétiche, sur support de toile ou de bois. J’aime m’exprimer sur grands formats à grands coups de pinceau et de spatule. J’ai aussi une prédilection à peindre avec du vrai café en exploitant les ombres et les lumières. »

Parmi 76 artistes 

Ce sont 76 artistes peintres de l’AAPARS qui ont exposé leurs oeuvres, les 18 et 19 avril au Centre multifonctionnel Francine-Gadbois. 

L’Expo Galerie de l’Association des artistes peintres affiliés de la Rive-Sud (AAPARS) s’est tenue avec la collaboration de la Ville.

Ce rendez-vous bouchervillois, qui se donnait tous les deux ans pour une dernière année, devrait changer ses habitudes et proposera désormais un rendez-vous annuel. « Notre mission a changé. À nos débuts, nous mettions de l’avant les peintres amateurs de notre région. Aujourd’hui, nous allons chercher des professionnels reconnus. C’est ainsi que les 76 artistes sélectionnés viennent de partout au Québec. Le public qui s’est déplacé a pu voir de beaux talents. Au total, ce sont 125 artistes qui ont posé leur candidature pour faire partie de l’exposition », d’indiquer Anne Drouin, présidente depuis quatre ans de l’AAPARS.

L’AAPARS

L’AAPARS est un organisme sans but lucratif. L’Association, fondée le 6 juin 1981, fêtera cette année 45 ans d’implication dans les arts visuels. L’AAPARS se veut un lieu de rassemblement et de développement des artistes peintres sur la Rive-Sud près de Montréal. Par la force du nombre, elle cherche à mettre en commun différentes ressources dans le but de créer des événements rassembleurs, tant pour la diffusion des œuvres que pour la stimulation créatrice et le développement de la démarche artistique. « Les artistes croient en ce que l’on peut leur apporter », conclut Mme Drouin.