Écho-Logique célèbre ses 25 ans d’économie circulaire
Écho-Logique est née, il y a 25 ans, d’un projet étudiant. Après un quart de siècle de service à Boucherville, l’entreprise œuvre toujours dans la gestion responsable des matières résiduelles.
Ce sont les 25 ans d’Écho-Logique. Née en 2001, d’un projet initié par des étudiants du cégep du Vieux-Montréal, l’entreprise a transformé une initiative citoyenne en une structure d’économie sociale solidement implantée sur la Rive-Sud, près de Montréal, et reconnue pour ses solutions innovantes en gestion des matières résiduelles.
Dirigée aujourd’hui par François Cormier, directeur général (DG), l’entreprise s’engage à transformer les matières résiduelles en valeur environnementale et sociale. « Notre plus grande fierté réside dans l’impact concret que nous générons pour les collectivités et dans l’implication des personnes qui font vivre notre mission au quotidien », nous indique son DG.
M. Cormier dirige, à Boucherville, l’entreprise depuis janvier 2022. « J’ai fondé le Salon national de l’environnement à Montréal, que j’ai dirigé pendant cinq ans. À ce moment-là, j’ai fait appel à Écho-Logique pour traiter les matières générées par l’événement. C’est comme ça que j’ai connu l’entreprise. »
L’idée première d’Écho-Logique est de détourner des matières de l’enfouissement, que ce soit par la réutilisation, le recyclage ou tout autre technique. « On est impliqués entre autres avec le programme Consignaction. On fait des collectes un peu partout dans les épiceries, dans les centres de retour, mais aussi dans les restaurants auprès d’organisations comme les scouts. On est présents surtout en Montérégie, mais on a aussi une équipe en Mauricie. »
Une économie circulaire
« C’est un terme qui existe quand même depuis un certain temps, mais que l’on utilise de plus en plus. On parlait beaucoup de développement durable pour parler d’environnement, mais on peut dire aujourd’hui que le terme à la mode, c’est l’économie circulaire. On réalise qu’au Québec, on a un retard à combler pour être capables de réutiliser des matières qui sont considérées par certains comme des déchets, et qui sont pourtant de la matière première pour d’autres. Il faut avoir ce réflexe pour les matières que l’on génère. Nous, on tente de faire la liaison entre les deux, car les générateurs de matière n’ont pas toujours l’idée des débouchés des déchets qu’ils génèrent. »
Certaines entreprises et organisations ont déjà intégré cette culture dans leurs actions. Pour d’autres, la solution la plus simple ou la moins onéreuse est mise de l’avant, sans plus de réflexion. « C’est là qu’il faut travailler. Surtout que les solutions existent et ne vont pas nécessairement leur coûter plus cher. De plus, ils pourront se valoriser d’une image environnementale dans leur communication tout en permettant à une autre entreprise de bénéficier de leurs matières résiduelles. »
63 employés
Écho-Logique propose également de la location d’équipement et des services-conseils pour l’événementiel. L’entreprise offre aussi des ateliers de sensibilisation.
La structure grandissante compte aujourd’hui 63 employés, passant de 23 à ce nombre au cours des deux dernières années. « On veut offrir des services précis pour les besoins de notre secteur, puis éventuellement agrandir le cercle, mais commencer par ici, localement. »
L’entreprise ne vit que de ses revenus générés 100 % par la vente de services, en très grande partie aux institutions publiques. Par contre, tous les surplus sont utilisés pour développer de nouveaux services ou tester des systèmes. « Je pense que les besoins sont là et le seront dans 25 ans. Et mon but, c’est de m’assurer que l’on sera encore en selle pendant au moins 25 ans. Mon but, c’est d’avoir un impact dans notre communauté, de sentir que nos actions sont profitables à la communauté d’affaires d’ici, ainsi que pour la communauté de Boucherville ou de l’agglomération de Longueuil. »
En guise de cadeau d’anniversaire, Écho-Logique a été nommée parmi les trois finalistes de la catégorie Entreprises et entrepreneuriats collectifs du 42e Prix Excellence de la Rive-Sud que présente la Chambre de commerce et d’industrie de la Rive-Sud. Les récipiendaires seront connus lors du Gala le 28 mai.
