Résultats d’enquête après la mort d’un homme au Loblaws à Boucherville
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a rendu aujourd’hui publiques les conclusions de son enquête sur l’accident ayant coûté la vie à un préposé aux clients de l’entreprise Loblaws inc. le 13 mars 2025, à Boucherville.
La CNESST a rendu aujourd’hui, les résultats de son enquête concernant la mort d’un homme de 53 ans, le 13 mars 2025 au centre de distribution Provigo à Boucherville.
L’homme, un résident de Longueuil, est mort écrasé entre un chariot et un équipement de remisage de batteries. Il a été transporté au centre hospitalier, où son décès a été constaté.
Le déroulé de l’accident
Le jour de l’accident, un préposé aux clients devait assister le conducteur d’une machine de manutention de batteries afin de remplacer les batteries déchargées des chariots élévateurs durant le quart de jour. Lors d’un changement de batterie d’un chariot élévateur stationné, le conducteur reculait avec la machine de manutention. Toutefois, en exécutant cette manœuvre, le garde-corps de la machine de manutention est entré en contact avec les câbles de connexion de la batterie. La collision a fait sortir partiellement la batterie du châssis du chariot élévateur et fait déplacer les câbles de connexion sur le côté de la batterie, ce qui a bloqué le passage de la machine de manutention.
Le préposé aux clients, en tant qu’assistant, a alors décidé de lui venir en aide. Il s’est placé entre l’une des colonnes de la machine de manutention et le châssis du chariot élévateur stationné pour manipuler la batterie et ses câbles de connexion. À un moment, en reculant la machine, sa tête a été écrasée entre une colonne de la machine et le châssis du chariot élévateur stationné.
« Notre rôle n’est pas de chercher un coupable aux accidents de travail, mais de trouver des solutions pour assurer la sécurité des travailleurs. » – Josée Sabourin
Causes de l’accident
L’enquête a permis à la CNESST de retenir deux causes pour expliquer l’accident :
lors du déplacement d’une machine de manutention de batteries de chariots élévateurs, la tête de l’assistant a été écrasée entre l’une des colonnes de la machine et le châssis d’un chariot élévateur stationné. La méthode de travail utilisée pour remplacer les batteries des chariots élévateurs à l’aide de la machine de manutention de batteries a exposé l’assistant à des dangers d’écrasement et de coincement lors du déplacement de celle-ci.
À la suite de l’accident, la CNESST a interdit les travaux de remplacement des batteries à l’aide de la machine de manutention de batteries. L’employeur a décidé de confier les travaux à un seul travailleur, soit le conducteur de la machine de manutention, puisque le conducteur ne peut pas activer les commandes pour déplacer la machine lorsqu’il est à l’extérieur du poste de commandes pour réaliser les travaux au sol. De plus, une firme spécialisée a inspecté la machine de manutention de batteries et aucune anomalie n’a été détectée. La CNESST a levé son interdiction.
CNESST
« Notre rôle n’est pas de chercher un coupable aux accidents de travail, mais de trouver des solutions pour assurer la sécurité des travailleurs. C’est ainsi qu’on demande aux employeurs d’apporter des correctifs à cet effet. Lorsque l’employeur met en place nos recommandations, nous levons les interdictions émises. La CNESST transmet les conclusions de son enquête par la suite à toutes les structures qui peuvent être concernées », d’indiquer au journal Josée Sabourin, porte-parole de la CNESST. C’est ainsi que l’Association des détaillants en alimentation du Québec, le Conseil canadien du commerce de détail, le Conseil québécois du commerce de détail en seront bientôt informés commel’Association des marchands dépanneurs et épiciers du Québec. « La CNESST transmettra les conclusions de son enquête aux associations sectorielles paritaires de même qu’aux gestionnaires de mutuelles de prévention afin que leurs membres en soient informés », de conclure Mme Sabourin.
Rappelons qu’au moment de l’accident, le Bureau du coroner avait aussi ouvert une enquête.
