Abattage d’arbres au parc du Bois-de-Brouage
Des travaux d’abattage d’arbres sont actuellement en cours au parc du Bois-de-Brouage.
La majorité des arbres ciblés sont des frênes contaminés par l’agrile du frêne, dépérissants ou morts, dont la chute pourrait représenter un risque pour la population.
« Le Bois-de-Brouage est un milieu qui a été extrêmement affecté par l’agrile du frêne, nous explique Sarah Beauséjour, chargée de projet en foresterie urbaine à la Ville de Boucherville. Beaucoup d’arbres ont été traités, mais malheureusement le traitement n’est pas éternel et on en perd graduellement. »
« Ce sont des interventions essentielles pour assurer la sécurité des personnes et des biens. » – Sarah Beauséjour
Des interventions ciblées
Les abattages ne sont pas systématiques dans l’ensemble des boisés de Boucherville.
Dans les grands milieux naturels où la chute d’arbres n’entraîne pas de conséquences pour la population, les interventions sont rares, voire inexistantes.
En revanche, dans les milieux naturels situés à proximité de rues, d’habitations ou de sentiers, des mesures préventives s’imposent.
« Il y a beaucoup de sentiers au parc du Bois-de-Brouage, c’est à côté d’une école, donc c’est vraiment important de sécuriser cet endroit, précise Sarah Beauséjour. En 2025, il y a eu 90 abattages et il nous en reste une quarantaine à réaliser en 2026. Ça a l’air d’un gros chiffre, mais ce n’est pas si pire, car certains frênes sont de petite taille et nous sommes très actifs en matière de reboisement pour compenser. »
Reboiser pour compenser
Les abattages ne marquent pas la fin de la vie forestière du parc, loin de là. Tous les milieux touchés font l’objet de travaux de plantation subséquents, soigneusement organisés par les équipes en charge du reboisement.
« Juste l’an dernier, au parc du Bois-de-Brouage, nous avons planté 1 870 arbres et plusieurs arbustes, indique Sarah Beauséjour. En 2026, nous en planterons 700 autres. »
« Il y a de la mortalité dans ces jeunes pousses, précise cependant Daniel Drouin, directeur de l’environnement et de la transition écologique à la Ville de Boucherville. Mais l’impact financier demeure limité, alors que la plantation de gros arbres est plus coûteuse et plus risquée, puisqu’ils sont fragiles et demandent davantage de soins. Nous adaptons donc nos stratégies en termes de taille et de calibre pour assurer une meilleure reprise tout en limitant les coûts. »
Diversifier pour protéger
La Ville privilégie également la diversification des essences plantées dans son reboisement. Une stratégie visant à rendre les boisés plus résilients face aux changements climatiques et aux espèces envahissantes.
« On essaie de diversifier les espèces pour éviter les problématiques, explique Sarah Beauséjour. Au parc du Bois-de-Brouage, on va planter des érables, des caryers, des bouleaux, des pins, etc. »
« Dans les milieux naturels, on privilégie autant que possible des essences indigènes », ajoute Daniel Drouin.
Une gestion à long terme
Ces interventions s’inscrivent dans un mandat plus large de gestion des milieux naturels sur le territoire de la Ville.
« Ce sont des interventions essentielles pour assurer la sécurité des personnes et des biens, souligne Sarah Beauséjour. Nous mandatons un ingénieur forestier pour évaluer les secteurs prioritaires. »
Les abattages en milieux naturels sont particulièrement exigeants, puisqu’ils nécessitent une analyse fine de la faune et de la flore présentes.
« Il y a des sensibilités à respecter, ce qui amène certaines contraintes, résume la chargée de projet en foresterie urbaine. Par exemple, au Bois-de-Brouage, au lieu de tout couper d’un coup, nous procédons graduellement, car le nerprun, une espèce envahissante, pousse extrêmement vite et peut rapidement prendre la place des plantations. »
Privilégier l’hiver
Le choix de la période hivernale n’est, lui non plus, pas anodin.
Les sols gelés permettent de limiter les impacts sur le milieu naturel, tandis que la végétation est en dormance.
Cette approche vise à réduire les dommages aux sols, à la flore environnante et aux écosystèmes lors de la chute des arbre abattus.
D’autres campagnes d’abattages et de reboisement en milieux naturels auront lieues en 2026 à Boucherville selon ces protocoles environnementaux. Nous vous tiendrons au courant des lieux et des dates.
