Protection de la rainette faux-grillon de l’Ouest

L’acquisition de près de 50 hectares dans le boisé Pierre-Dansereau représente un geste majeur pour protéger une espèce en voie d’extinction.

Parmi les nombreuses espèces qui bénéficieront des mesures de protection et de préservation liées à l’acquisition du boisé Pierre-Dansereau, la rainette faux-grillon de l’Ouest, petite grenouille munie de ventouses au bout des doigts, figure en tête de liste. Lors de la conférence de presse, son nom est revenu à plusieurs reprises, et pour cause.

Investissement majeur 

Depuis 2022, Nature-Action Québec pilote l’Initiative québécoise pour la protection de la rainette faux-grillon de l’Ouest en Montérégie et en Outaouais. Ce programme fédéral a été rendu possible grâce à un investissement de 22 millions de dollars sur quatre ans, auquel s’est ajouté un financement comparable provenant des gouvernements provincial, municipal ainsi que de partenaires privés.

C’est donc un total de 44 millions de dollars qui a été investi afin de protéger la rainette. C’est notamment grâce à ce fonds que l’organisme peut soutenir, à titre de principal partenaire, la Ville de Boucherville dans le cadre de l’acquisition du boisé Pierre-Dansereau. « Ce projet s’inscrit dans une démarche plus large de protection de la rainette faux-grillon, une espèce dont la situation demeure préoccupante partout au Québec, principalement en raison de la perte et de la fragmentation de ses habitats », a souligné lors du point de presse Pascal Bigras, directeur général de Nature-Action Québec. « On estime aujourd’hui que la rainette ne subsiste que sur 10 % de son aire de reproduction historique. »

Des dizaines de projets

Nature-Action Québec recense près de 60 projets, dont fait partie cette récente acquisition, mobilisant de multiples partenaires afin de protéger l’espèce. « Avec ces partenaires, on a pu mettre en place des actions coordonnées de protection, de restauration et de mise en valeur des milieux naturels. »

Selon Pascal Bigras, l’ensemble de ces actions combinées a permis de protéger à perpétuité plus de 200 hectares d’habitats en terres privées et de restaurer plus de 20 hectares d’habitats favorables à l’espèce.