Agrandissement du parc national des Îles-de-Boucherville
Le 15 juin, le gouvernement du Québec confirmait l’agrandissement de plusieurs parcs nationaux au Québec, dont celui, attendu, du parc national des Îles-de-Boucherville.
« C’est une très bonne nouvelle. Nous en sommes très contents », d’indiquer au journal Cédric Landuydt, directeur des parcs nationaux des Îles-de-Boucherville et du Mont-Saint-Bruno.
Le gouvernement du Québec a confirmé, le 15 juin, que les nouvelles limites du parc national des Îles-de-Boucherville s’agrandiraient de 0,2 km2 le 2 juillet 2026. Le parc national du Bic et le parc national de Plaisance verront aussi leur superficie augmenter.
8,34 km2
L’agrandissement du parc national des Îles-de-Boucherville inclut ainsi un terrain adjacent au parc actuel acquis par le gouvernement en 2011. Le terrain est situé sur l’île Charron, à l’est de l’entrée du parc.
En 2011, à la suite d’un mouvement citoyen en faveur de la conservation, le gouvernement du Québec a fait l’acquisition du terrain de l’île Charron, qui était alors visé pour un projet de développement résidentiel. Ce terrain est recouvert en majorité d’une forêt mature et présente un potentiel ornithologique. De plus, on y note la présence de la couleuvre brune, une espèce désignée menacée, ce qui justifie d’autant plus sa conservation et son intégration au sein du parc national.
La superficie du parc bouchervillois passe ainsi de 8,14 km2 à 8,34 km2.
« Sur le plan environnemental, nous retrouvons quelque chose de similaire à ce qu’il y a dans le secteur, avec une flore et une faune assez identiques. Dans un contexte de parc national, nous pourrons désormais protéger cet endroit de façon générale », de préciser son directeur.
Un long processus
Cet agrandissement, qui devrait profiter aux visiteurs du parc, devra passer par un processus de réhabilitation environnementale avant d’être ouvert au public en toute sécurité. « Avec les travaux du tunnel à proximité, des matériaux y sont entreposés. Le ministère de l’Environnement travaille à un plan de réhabilitation. Le processus est assez long et pourrait prendre quelques années. En attendant, l’endroit n’est pas ouvert au public, mais c’est l’objectif. Je ne peux pas vous dire pour l’instant sous quelle forme », d’indiquer M. Landuydt au journal.
La fin des travaux du tunnel, qui devraient s’achever au courant de l’année 2027, est très attendue par le directeur du parc. « Nous sommes collés à des travaux qui causent de la congestion. Il est vrai que depuis, nous avons enregistré une baisse de fréquentation du parc, surtout d’une clientèle venant de Montréal. L’affluence a toujours été au rendez-vous pour notre clientèle de la Rive-Sud. Nous attendons avec impatience la fin des travaux à moyen terme pour que tout le monde puisse profiter du seul parc de la Sépaq en bordure de fleuve », de conclure M. Landuydt.
Faits saillants
Ces agrandissements sont des avancées en matière de conservation de la nature, notamment dans le sud du Québec, où la biodiversité est particulièrement riche. Ils contribuent à l’atteinte de la cible de conservation de 30 % du territoire québécois d’ici 2030. Ils contribuent également à l’atteinte des objectifs du Plan nature 2030, lequel vise à atteindre la majorité des cibles du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming à Montréal, adopté lors de la 15e Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique.
Ce plan s’articule autour de trois priorités, notamment celle d’encourager l’adoption de pratiques durables favorisant la conservation de la biodiversité et l’amélioration de l’accès à la nature pour les Québécois.
Comme pour tous les parcs nationaux situés au sud du Québec, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) devient l’exploitant officiel du territoire annexé au parc national des Îles-de-Boucherville.
Une autorisation sera dorénavant requise pour y accéder selon la tarification en vigueur. La Sépaq en assurera la protection et la conservation, en plus du développement de l’offre d’activités et de services aux visiteurs.
Les activités permises sont encadrées par la Loi sur les parcs et le Règlement sur les parcs. Ainsi, certaines pratiques y sont désormais interdites.
