Le Club d’écoute de musique de Boucherville fête ses 10 ans

Depuis bientôt dix ans, le Club d’écoute de musique de Boucherville tisse des liens entre passionnés, curieux et mélomanes. 

Dans les couloirs du Café centre d’art, tous les mardis soirs, une douce mélodie se diffuse. En la suivant, on arrive dans une salle où se réunit chaque semaine, de 19 h à 21 h, le Club d’écoute de musique de Boucherville. « Ça fait presque 10 ans que l’on existe, nous indique Sophie Beaupré, présidente du Club et membre depuis 2018. On approche de notre dixième anniversaire. »

« Ça s’adresse à toutes les personnes qui sont intéressées et ouvertes à la musique, à sa découverte et à son partage. » – Sophie Beaupré

Richesse musicale 

C’est une dizaine de mélomanes, amateurs et confirmés, qui se rassemblent ainsi chaque semaine pour partager leurs coups de cœur du moment, leurs classiques intemporels et leurs plus récentes découvertes. « C’est une séance d’écoute libre. Donc, chacun amène ses coups de cœur de la semaine, nous explique Patrick Galamé, membre de l’organisme. On s’adapte aussi à l’actualité. »

Après avoir écouté les sélections de chacun, le groupe se réunit pour en discuter. « Après les écoutes, on échange nos impressions, ajoute Patrick Galamé. On crée des ponts et des interprétations entre les œuvres. On fait des comparaisons qui enrichissent notre compréhension des morceaux. »

Bien évidemment, ces rencontres ne sont pas des moments de jugement, mais des espaces d’échange et de partage où chaque participant peut enrichir le groupe par ses découvertes tout en bénéficiant des connaissances des autres. « Nous comptons parmi nous des personnes qui ont une grande connaissance. Par exemple, un ancien animateur de radio classique qui possède une collection de disques absolument phénoménale et qui nous fait souvent découvrir des trésors. »

Ces rencontres sont aussi l’occasion de profiter collectivement d’un espace dédié à l’écoute, doté d’un système de son de qualité, dans un lieu confortable. « On s’est cotisés pour s’offrir un système de son qui nous permet de bien apprécier les œuvres et les pièces que nous écoutons  » souligne Patrick Galamé, tout en précisant que ce n’est pas un club audiophile, mais un club mélomane. « Nous sommes plus intéressés par le contenu que par le contenant. »

Partage et découvertes

Pour aller plus loin, le groupe a récemment mis en place un système de thématiques hebdomadaires, invitant les membres à sortir de leur zone de confort et à explorer de nouveaux horizons sonores. « Depuis quelque temps, on propose des thématiques. Quand on se quitte le mardi soir, on pige un thème parmi les suggestions pour la semaine suivante, explique Patrick Galamé. Par exemple, cette semaine, le thème est notre pianiste préféré. Chacun peut apporter une œuvre en lien avec cette thématique ou un coup de cœur à partager. »

Tous les styles musicaux sont les bienvenus, même si le club constate une prédominance pour la musique classique. « La base de ce que l’on écoute, c’est la musique classique, mais on n’est pas sectaires, souligne Patrick Galamé. J’ai fait la liste de tout ce que l’on a écouté depuis le début de l’année et il y a vraiment de tout. »

À l’image de cette ouverture musicale, les profils des membres sont variés, ce qui fait la richesse du groupe. « Il y a des gens qui ont fait des études en musique, des musiciens, mais aussi des néophytes, précise Sophie Beaupré. Ça s’adresse à toutes les personnes intéressées et ouvertes à la musique, à sa découverte et à son partage. Ce n’est pas toujours quelque chose d’intellectuel, il y a aussi beaucoup de ressenti dans la musique et dans nos échanges. »

Le groupe invite la population à se joindre à ses activités, au sein desquelles s’est construite, au fil du temps, une véritable communauté de mélomanes qui prend parfois même l’initiative d’assister à des concerts. « C’est très enrichissant. Ça crée une dynamique différente d’écouter en groupe, conclut Patrick Galamé. Le fait d’en discuter apporte un éclairage sur l’œuvre et nous permet d’exprimer les raisons de nos goûts. Ça nous oblige à verbaliser pourquoi on aime les choses. »