Qui est Mathieu Lavoie?
Le 31 mai dernier, le Parti Libéral du Québec se réunissait pour l’investiture de Mathieu Lavoie dans le compté de Montarville. Ancien entrepreneur et professeur à l’UQAM, le candidat présente un parcours politique atypique. Il s’est entretenu avec le Journal.
Compositeur, entrepreneur et ancien professeur à l’UQAM, Mathieu Lavoie possède un parcours qui sort des sentiers habituels de la politique. Candidat du Parti libéral du Québec dans Montarville, il souhaite maintenant mettre son expérience en gestion, en culture et en éducation au service des citoyens de Boucherville et de Saint-Bruno.
Avant la politique
Avant de se lancer en politique, Mathieu Lavoie a évolué dans trois univers professionnels. Il a fondé sa première entreprise à l’âge de 18 ans, puis a dirigé pendant une dizaine d’années Vibe Avenue, une entreprise spécialisée dans la musique, le son et les dialogues pour les jeux vidéo. Titulaire d’un doctorat en musique et compositeur de formation, il a également enseigné durant dix ans à la Faculté des arts de l’UQAM. « J’ai un peu cette triple perspective de gestion, d’éducation et de culture, qui se résume par une obsession de l’efficience. » explique-t-il.
Le grand virage
Malgré le passage de la musique et de l’entrepreneuriat à la politique, Mathieu Lavoie estime que son parcours a toujours suivi le même fil conducteur. Pour lui, composer, enseigner, diriger une entreprise et représenter une population relèvent tous d’un même désir de construire. « Je dirais que j’ai toujours été un bâtisseur. » affirme-t-il.
Son rôle de père a également pesé dans sa décision de se lancer en politique. Mathieu Lavoie est père de deux filles âgées de 7 et 10 ans et dit s’inquiéter des conséquences que pourraient avoir les décisions actuelles sur leur avenir. « Je ne veux pas que mes filles paient le prix pour les erreurs de notre génération », explique-t-il. Il souhaite ainsi consacrer son énergie à l’amélioration du Québec pour les générations qui suivront.
Cette réflexion est survenue à un moment charnière de sa carrière. Après avoir vendu son entreprise et quitté son poste de professeur à l’UQAM, il s’est retrouvé libre de choisir la direction qu’il voulait donner à la suite de son parcours. Il devait alors décider s’il souhaitait poursuivre dans l’entrepreneuriat, l’art et la culture ou investir son expérience dans la vie publique. « Est-ce que j’utilise toute mon énergie pour continuer dans l’entrepreneuriat, dans l’art ou dans la culture? Ou est-ce que je concentre ça pour essayer d’améliorer les choses pour les générations qui suivront? » résume-t-il.
L’identité québécoise
Son engagement politique repose également sur une vision inclusive de l’identité québécoise. Tout en affirmant son attachement à la langue française, Mathieu Lavoie estime que la culture du Québec se définit aussi par ses valeurs d’ouverture. « C’est quoi, être Québécois? C’est être quelqu’un qui est inclusif envers les autres, pas divisif », soutient-il. Lorsqu’il enseignait à l’UQAM, il dit d’ailleurs avoir communiqué avec l’Office québécois de la langue française (OQLF) afin de proposer des équivalents français à certains termes anglais utilisés dans son domaine. « On peut vraiment faire beaucoup pour développer notre langue, pour développer notre culture, et tout ça d’une façon inclusive. » affirme-t-il.
Les principaux enjeux
Malgré l’importance des enjeux nationaux, le candidat assure vouloir concentrer ses efforts sur les préoccupations propres à Montarville. Depuis son investiture, il multiplie les rencontres avec les citoyens, les élus municipaux et les organismes locaux. Il affirme notamment avoir rencontré les maires de Boucherville et de Saint-Bruno et avoir assisté à la présentation des résultats de la consultation sur la sécurité ferroviaire. « Si je suis candidat, c’est parce que je veux vraiment concentrer mon énergie sur Montarville. C’est mon objectif premier », explique-t-il.
Parmi les préoccupations entendues sur le terrain, Mathieu Lavoie place le transport, le logement et la santé au premier plan. Il souligne notamment les craintes liées à la congestion sur l’autoroute 30, le développement du port de Montréal à Contrecœur et l’augmentation anticipée du camionnage dans la région. Le candidat mentionne également la difficulté pour les jeunes familles de s’établir à Boucherville ou à Saint-Bruno, ainsi que le manque de résidences abordables pour les personnes âgées. À cela s’ajoutent les inquiétudes concernant l’accès aux soins, particulièrement l’absence de services d’urgence offerts en tout temps dans la circonscription. « Le transport, le logement et la santé, c’est extrêmement important », résume-t-il, tout en précisant que l’éducation, l’environnement, le sport et la culture demeurent également au cœur des préoccupations locales.
