Rencontrez Ginette Langlois
Ginette Langlois se présentera pour Québec solidaire dans Montarville à l’automne, elle veut mettre son expérience au service des citoyens de Boucherville et de Saint-Bruno. Le Journal est allé à sa rencontre.
Après 33 années comme travailleuse sociale et plusieurs années d’engagement syndical, Ginette Langlois se présente comme candidate de Québec solidaire dans la circonscription de Montarville. Résidente de Boucherville, elle souhaite représenter les citoyens de Boucherville et de Saint-Bruno lors du prochain scrutin provincial.
Avant la politique, Ginette Langlois oeuvrait comme travailleuse sociale, principalement auprès de personnes âgées en perte d’autonomie. Elle explique que son parcours professionnel a toujours été guidé par une volonté d’aider les personnes vivant des difficultés et de réduire les inégalités. « Ça vient de mon désir de justice », reconte-t-elle. Elle a également complété un diplôme d’études supérieures en règlement des différends et pratiqué la médiation familiale.
Ce même désir de justice l’a menée vers le mouvement syndical, notamment au sein de la CSN. D’abord responsable des griefs dans son syndicat local, elle a progressivement pris part aux négociations du secteur public à l’échelle nationale, avant d’occuper les fonctions de vice-présidente, puis de présidente d’une fédération représentant notamment des professionnels de la santé et des services sociaux. « Le but de tout ça, c’était d’installer un dialogue positif et constructif pour que les conditions de travail soient au mieux », explique-t-elle.
Cette expérience syndicale lui a permis de développer une capacité d’écoute et de recherche de consensus qu’elle souhaite maintenant transposer en politique. Selon elle, les membres d’un même syndicat ne partagent pas toujours les mêmes opinions, ce qui oblige les représentants à tenir compte de différents points de vue. « On travaille beaucoup en mode écoute, on essaie de créer des consensus pour être capable d’avoir une approche collective », souligne-t-elle. Elle estime que le même principe s’applique en politique, où il faut trouver les idées les plus rassembleuses.
Le virage en politique
Son entrée en politique ne faisait toutefois pas partie d’un plan de carrière. Après avoir quitté la vie syndicale, Ginette Langlois s’est d’abord engagée comme militante de Québec solidaire, un parti qui correspondait déjà à ses valeurs. « J’y vais parce que je pense que je peux être utile. Je n’y vais pas pour le prestige. Je veux vraiment poser des actions concrètes », affirme-t-elle. Son implication l’a ensuite menée à présenter sa candidature dans Montarville.
Les enjeux principaux
Mme Langlois estime que Saint-Bruno et Boucherville sont « deux villes où il fait bon vivre » explique-t-elle. Par contre, cette qualité de vie n’empêche pas les citoyens de subir les effets de la hausse du coût de la vie, explique la candidate. Même si le revenu moyen peut être plus élevé dans Montarville qu’ailleurs, elle souligne que l’augmentation des coûts touche l’ensemble de la population. « Le coût de l’épicerie a augmenté et le coût de la vie a augmenté pour tout le monde », affirme-t-elle.
Au-delà du coût de la vie, Ginette Langlois accorde une place importante à l’habitation et à l’environnement. Elle s’inquiète notamment de la difficulté pour les jeunes d’acheter une première propriété à Boucherville, de la hausse des loyers et du manque de logements adaptés pour les personnes âgées, ce qui force certains à quitter la municipalité. La candidate soulève également les conséquences possibles du terminal de Contrecœur, notamment l’augmentation du transport ferroviaire et de la circulation de poids lourds sur l’autoroute 30.
