Une première édition du Salon des aînés et des proches aidants
Le Centre d’action bénévole de Boucherville (CABB) a tenu sa toute première édition du Salon des aînés et des proches aidants, le dimanche 12 avril au Centre multifonctionnel Francine-Gadbois.
Alors que se tient la Semaine de l’action bénévole du 19 au 25 avril, un moment important pour souligner l’engagement citoyen et l’implication des bénévoles dans la communauté, le Centre d’action bénévole de Boucherville (CABB) vient de tenir la toute première édition du Salon des aînés et des proches aidants.
Gratuit et ouvert à tous, l’événement a notamment permis de mettre en lumière les ressources offertes pour soutenir les aînés et les personnes proches aidantes de la communauté de Boucherville. « C’est un moment d’information et de rencontre, nous explique Marwene Bouhawel, conseiller aux communications au CABB. Plusieurs organismes ont installé leur stand pour accueillir les visiteurs et présenter leurs services. »
« Les ressources existent, mais les citoyens ne savent pas qu’elles sont là. » – Marwene Bouhawel
Créer des liens
Il s’agit d’une première édition appelée à devenir annuelle, qui vient tout juste de voir le jour à Boucherville, et pour cause. Le CABB constate que, malgré les besoins bien réels au sein de la communauté et la présence de nombreuses ressources, plusieurs citoyens ne font pas appel aux organismes. Cette situation s’explique souvent par une méconnaissance de leur existence ou par une difficulté à reconnaître leur propre admissibilité aux services offerts.
C’est notamment le cas des proches aidants, comme nous le mentionnait Josianne Denis, agente de soutien aux personnes proches aidantes au CABB, dans un précédent entretien. « C’est l’un des plus grands défis, que les proches aidants se reconnaissent comme tels avant de tomber dans l’épuisement. »
Le Salon des aînés et des proches aidants a donc ouvert ses portes au public dimanche dernier dans le but de favoriser les rencontres entre les organismes et leurs potentiels usagers, afin de créer des ponts d’entraide et de soutien. « On veut mettre en contact les personnes qui vivent des situations particulières avec des services spécialisés, souligne Marwene Bouhawel. Souvent, les ressources existent, mais les citoyens ne savent pas qu’elles sont là. Nous avons pensé ce salon pour réduire l’écart de connaissance entre les intervenants et les bénéficiaires. »
Les exposants présentaient des services, des programmes et des initiatives destinés à répondre aux besoins des proches aidants, mais aussi des aînés, à qui l’événement était également consacré afin d’aborder des sujets trop souvent mis de côté. « On veut regrouper ensemble tous ces écosystèmes », se réjouit Marwene Bouhawel.
Une conférence sur la sexualité
L’après-midi a notamment été marqué par une conférence unique et originale intitulée La sexualité après 50 ans, présentée par Yvon Riendeau, chargé de cours à l’UQAM en gérontologie et en sexologie.
Offerte sur inscription, cette rencontre, qui s’est tenue de 14 h 30 à 15 h 30, abordait des sujets souvent peu discutés, comme le désir et la vie de couple après 50 ans. « On y parle de conjugalité, de ménopause, d’andropause et de libido, avec sérieux mais aussi avec humour et humanité, précise Marwene Bouhawel. C’est vraiment une conférence intéressante pour un sujet qui fait partie de la santé de l’humain, et ce, à tout âge. »
Accessible et sans tabou, cette conférence visait à ouvrir le dialogue sur un aspect important du bien-être et de la qualité de vie des aînés souvent mis de côté.
Vers une seconde édition
Au-delà de la simple découverte de ressources, l’événement avait également pour objectif de favoriser les échanges entre citoyens, intervenants et spécialistes du milieu communautaire.
Les participants ont ainsi eu l’occasion de poser leurs questions, de partager leurs expériences et de mieux comprendre les différents services offerts dans la région.
Avec cette première édition, les organisateurs ont lancé un rendez-vous rassembleur qui a permis de mieux faire connaître les ressources locales et de soutenir les personnes qui jouent un rôle essentiel auprès des aînés. « Ça s’adresse aux aînés et aux proches aidants, mais aussi à toute personne intéressée. On n’a pas besoin d’être en crise pour venir chercher de l’information. »
Une initiative qui illustre concrètement l’importance du tissu communautaire local et du travail accompli par les organismes et les bénévoles alors que se tient une semaine d’action nationale en leur honneur.
