Une semaine pour prévenir la noyade
À l’occasion de la Semaine de prévention de la noyade, la Ville de Boucherville rappelle l’importance de la surveillance, du port du gilet de sauvetage et des cours de natation.
Pour Victor Boucher, coordonnateur aquatique à la Ville de Boucherville, la prévention ne doit pas se limiter à une seule semaine. Alors que les piscines et les plans d’eau sont particulièrement fréquentés durant l’été, il invite les citoyens à connaître leurs limites et à toujours désigner une personne responsable de la surveillance. « La sécurité près d’un plan d’eau ou dans l’eau, c’est une responsabilité partagée » , souligne-t-il.
Contrairement à ce que montrent souvent les films, une personne en difficulté ne crie pas nécessairement et n’agite pas toujours les bras. Elle peut rapidement se retrouver la tête sous l’eau sans attirer l’attention des gens autour d’elle. « L’aspect numéro un de la noyade, malheureusement, c’est qu’elle est souvent silencieuse », explique Victor Boucher.
Victor Boucher recommande que lorsqu’une personne est en détresse, de ne pas immédiatement sauter à l’eau, mais de plutôt essayer de l’aider à partir de l’extérieur de l’eau. Une victime en état de panique peut s’agripper à la personne qui tente de la secourir et la mettre elle aussi en danger. Il conseille plutôt de lui tendre une perche, une branche, une corde ou un objet flottant, lorsque cela est possible. « Des histoires de héros, il y en a très peu. C’est souvent des scénarios avec de multiples victimes », prévient-il.
Reconnaître les signes
Certains signes peuvent toutefois permettre de reconnaître une personne en difficulté. Victor Boucher invite notamment les baigneurs à porter attention aux yeux écarquillés, à la panique visible sur le visage ou à une tête qui disparaît progressivement sous l’eau. Une victime peut également se débattre ou tenter de s’appuyer sur une autre personne dans un réflexe de survie. « C’est varié comment une victime peut réagir lors d’une noyade, mais ce sont les signes principaux. » rappelle-t-il.
Une surveillance nécessaire
Que ce soit dans une installation municipale supervisée ou dans une piscine privée, les parents doivent demeurer attentifs et rester à proximité de leurs enfants, particulièrement lorsqu’ils sont en bas âge. La présence de professionnels ne remplace pas la surveillance directe d’un adulte qui connaît les capacités et les limites de son enfant. « Les sauveteurs, on n’est pas des gardiens ni des moniteurs de camp de jour. On est là vraiment pour prévenir la noyade », rappelle Victor Boucher.
La meilleur prévention
Pour Victor Boucher, les cours de natation constituent une étape incontournable de la prévention, puisqu’ils permettent aux baigneurs de connaître leurs capacités et de développer leur endurance dans l’eau. « La prévention de la noyade passe par les cours de natation », affirme-t-il. La Ville offre notamment le programme Nager pour survivre aux élèves du primaire. Les jeunes y apprennent à effectuer une culbute dans l’eau, à nager sur place pendant une minute et à parcourir 50 mètres dans l’eau. Selon le coordonnateur aquatique, la maîtrise de ces trois habiletés peut permettre à un enfant tombé d’un quai ou d’une embarcation de revenir vers le bord et de se mettre en sécurité.
