Boucherville, pionnière de La route bleue
Bien avant que La route bleue ne devienne un vaste réseau québécois de parcours pagayables, Boucherville faisait déjà figure de précurseure.
Aujourd’hui encore, la Ville compte trois parcours intégrés à ce réseau, qui permet aux amateurs de canot, de kayak et de planche à pagaie de naviguer gratuitement sur des trajets sécuritaires et balisés.
Alors que l’été bat son plein et que les températures sont propices aux activités nautiques, nous nous sommes entretenu avec les responsables de La route bleue pour en apprendre plus sur ce projet.
« Ça permet aux municipalités de se réapproprier des endroits. » – Marie-Claire Audet Gagnon
Trois parcours
Anciennement connue sous le nom de Sentier maritime du Saint-Laurent, La route bleue est née sur le fleuve avant d’être transformée, en 2020, en un réseau national consacré aux activités nautiques non motorisées.
Depuis, l’initiative s’est étendue aux lacs, aux rivières et au fleuve, offrant aujourd’hui plus de 150 parcours répartis dans 14 régions du Québec.
Boucherville fait toutefois partie des premières municipalités à avoir adhéré au projet.
Bordée par le fleuve Saint-Laurent et voisine des îles de Boucherville, la ville constitue un lieu privilégié pour la pratique des activités nautiques. « Boucherville est un très vieux partenaire, souligne Marie-Claire Audet Gagnon, chargée des communications de La route bleue, en entrevue avec le journal. Ça a été une des premières villes qui a levé la main pour faire caractériser sa section du fleuve. C’est une des premières municipalités qui nous a fait confiance. »
Forte de cet engagement, Boucherville compte aujourd’hui trois parcours officiellement reconnus par La route bleue, deux prennent leur départ depuis la rive et un autre depuis les îles de Boucherville. Les trois parcours, tous classés de niveau débutant, se déroulent en eau calme sur le fleuve Saint-Laurent. Deux d’entre eux s’effectuent en environ trois heures, tandis que le troisième nécessite une demi-journée, soit entre trois et six heures.
Ces trois parcours ont été analysés et aménagés selon des critères précis afin d’offrir aux pagayeurs une expérience à la fois sécuritaire et accessible. Chaque itinéraire est accompagné d’informations détaillées, notamment sur le niveau de difficulté, les conditions de navigation, les points d’accès, les recommandations de sécurité et les bonnes pratiques environnementales. « On affiche les bonnes responsabilités à avoir sur l’eau, précise la chargée des communications. Ça permet aux municipalités d’avoir un affichage réfléchi et professionnel. »
Faciliter l’accès au fleuve
Au-delà du simple balisage des parcours, La route bleue poursuit un objectif plus large, démocratiser l’accès aux plans d’eau tout en favorisant une pratique responsable des activités nautiques. « L’idée est de développer un réseau national de pratique, résume Marie-Claire Audet Gagnon. On veut caractériser le plus de cours d’eau possible. Les municipalités qui souhaitent rendre leur cours d’eau plus accessible et plus sécuritaire peuvent faire appel à nous pour développer un parcours. Nous évaluons alors son niveau de difficulté afin de nous assurer que des personnes ne s’y aventurent pas sans posséder les compétences nécessaires. »
Le réseau est développé par Canot Kayak Québec et Eau Vive Québec, deux fédérations reconnues par le ministère de l’Éducation. Leur travail consiste notamment à évaluer les parcours, à promouvoir les bonnes pratiques sur l’eau et à contribuer à la protection des accès publics aux plans d’eau. « Ça permet de mettre en valeur des accès à des cours d’eau qui sont méconnus et de les rendre conformes aux normes, résume Marie-Claire Audet Gagnon. Ça permet aux municipalités de se réapproprier des endroits. »
Un réseau en expansion
Depuis le lancement officiel de son site Web en 2023, La route bleue poursuit son développement partout au Québec. Le réseau compte désormais plus de 150 parcours répartis dans 14 régions, un nombre appelé à croître au cours des prochaines années.
Si le projet a aujourd’hui une portée provinciale, Boucherville conserve une place particulière dans son histoire. Grâce à ses trois parcours et à son implication dès les premières années, la Ville demeure l’une des portes d’entrée privilégiées pour découvrir le fleuve en embarcation non motorisée.
