Course de 205 km en hommage à son père
Éric Therrien entreprendra un défi de 205 kilomètres au profit d’Ékip Jeunesse, accompagné au départ par le maire Jean Martel, qui parcourra avec lui les 11 premiers kilomètres.
Le 25 juillet, Éric Therrien s’élancera du vieux Boucherville en direction de La Minerve pour un parcours de 205 kilomètres. À ses côtés, le maire de Boucherville, Jean Martel va l’accompagner sur une distance de 11 kilomètres, avant de revenir à son point de départ pour un total d’environ 22 kilomètres. « Il est très courageux, persévérant et en forme. M. Therrien a toute mon admiration », souligne le maire.
Une course symbolique
L’origine du défi comporte une forte symbolique pour le coureur, qui célébrera ses 60 ans cette année. Son père est décédé du cancer au même âge, il y a environ 25 ans. Le 26 juillet, au moment prévu de son arrivée à La Minerve, Éric Therrien aura vécu 21 995 jours, soit une journée de plus que lui. « Je trouve que mon père est décédé beaucoup trop tôt. Il était un mentor pour moi », confie-t-il.
En plus de rendre hommage à son père, Éric Therrien souhaite amasser la somme symbolique de 21 995 $ pour Ékip Jeunesse. L’organisme vient notamment en aide aux jeunes qui quittent le système de protection de la jeunesse à l’âge de 18 ans et qui se retrouvent sans ressources suffisantes. Au moment de l’entrevue, la campagne approchait les 8 000 $. « Il faut soutenir des organismes comme Ékip Jeunesse, qui donnent réellement une chance aux plus jeunes de s’en sortir et de ne pas se retrouver dans la rue », affirme-t-il.
La participation du maire
Jean Martel explique qu’il accepte régulièrement de participer à des activités sportives organisées au profit de différentes causes. Selon lui, ces événements permettent de joindre l’engagement communautaire au plaisir qu’offre l’activité physique. « Ça me fait toujours plaisir de faire du sport pour de bonnes causes, de combiner l’utile à l’agréable », affirme-t-il. Le maire se dit également fier de voir des citoyens se lancer dans ce genre d’initiative, qui contribue à rassembler la population autour d’un même objectif.
« Il est très courageux, persévérant et en forme. M. Therrien a toute mon admiration. » – Jean Martel
Jean Martel estime que la cause soutenue pourra aider Éric Therrien à persévérer pendant les moments les plus éprouvants de son parcours. « Je suis convaincu que, dans les moments d’épuisement, le fait d’avoir une cause en tête, ça va le motiver à se dépasser », souligne-t-il.
Un défi planifié
Éric Therrien ne se lance pas dans ce défi sans expérience. Ancien membre de l’équipe nationale d’aviron, il a notamment participé aux Championnats du monde en 1989. Il pratique également la course à pied depuis l’adolescence et s’est tourné vers la course en sentier il y a une dizaine d’années. Habitué aux ultramarathons, il a déjà parcouru 125 kilomètres en 23 heures, sans arrêt. « Mentalement je pense me débrouiller. Passer une nuit à bouger puis à courir, je l’ai déjà fait. », rappelle-t-il. Il ajoute que ces défis lui permettent de rester actif, « Ça me garde jeune, si on veut! ».
Après avoir parcouru les premiers kilomètres avec Jean Martel, Éric Therrien poursuivra son trajet vers La Minerve. Il prévoit franchir les 205 kilomètres séparant Boucherville de sa destination en 27 heures au maximum. Le parcours reliera deux lieux importants de son histoire familiale, la maison de Boucherville où il a grandi et leur résidence de La Minerve, qui ont toutes deux été construites par son père. « J’avais déjà fait plusieurs fois la distance entre ces deux maisons-là à vélo, mais cette fois-ci, je me suis dit : pourquoi pas à la course? », raconte-t-il.
