L’avenir des sport-études, une séance du conseil pour clarifier les choses
Un public plus nombreux que d’habitude était présent lors de la dernière séance du conseil municipal de Boucherville, le lundi 21 septembre. Plusieurs s’interrogeaient sur l’avenir des sport-études de l’école De Mortagne.
Beaucoup attendaient que la question soit posée. Que fera la Ville pour revoir et ajuster les modalités de la forte augmentation des plateaux sportifs de la Ville qui pourrait s’appliquer à la rentrée 2027 pour 11 programmes sport-études concernés à l’école secondaire De Mortagne?
Une fois la question posée, Jean Martel, maire de Boucherville, a voulu prendre le temps pour répondre.
Il faut dire qu’il y a quelques jours, une pétition a été lancée pour dénoncer une hausse des prix qui pourrait affecter lourdement les athlètes sportifs de l’école De Mortagne dans des programmes qui utilisent les plateaux sportifs de la Ville. Le lundi 28 septembre, on pouvait compter près de 8000 signataires. « Il y a des inquiétudes. Il y a des attentes », d’indiquer au micro de l’assemblée publique un papa et citoyen de Boucherville.
Une ville sportive
« On adhère à des valeurs quand il y a des situations qu’on n’avait pas envisagées. Des valeurs d’être à l’écoute, c’est dans ce cadre qu’on vous rencontre ce soir, valeur d’être au service, valeur d’avoir une attitude d’ouverture face aux projets rassembleurs et aussi gérer avec rigueur dans le respect de la volonté de la population », a commencé à dire M. Martel.
Par plusieurs exemples, il a décrit tous les projets sportifs que la Ville a mis en œuvre, tout en mettant de l’avant son amour du sport. Cependant, il a bien précisé qu’il représentait « toute la population de Boucherville ».
Moins de résidents
À l’école De Mortagne, les élèves athlètes concernés représentent 796 élèves, dont 23 % seraient des résidents de Boucherville.
Une entente entre les villes et les gouvernements avait abouti, après l’adoption de la loi 40 en 2020, pour que les plateaux sportifs des deux institutions soient partagés gratuitement. « Le gouvernement, pour se faire pardonner de cette loi qui oblige les municipalités à céder gratuitement un terrain aux centres de services scolaires pour la construction d’une école, a décidé de faire un gros rabais lorsque la Ville avait accès à ses écoles. On payait 180 000 $ pour cela, pour l’ensemble des écoles. C’était ça l’entente qu’on avait avec le CSSP », explique M. Martel, qui précise qu’en janvier dernier, en raison d’un déficit record de Québec, cette entente ne fonctionnait plus. « On nous a envoyé une autre facture. Au lieu de payer 180 000 $, la facture était de 717 000 $. Chaque fois qu’on hausse les taxes de 1 % à Boucherville, on va chercher 900 000 $, cette hausse correspondrait donc à 0,65 % de hausse de taxe pour compenser. »
La Ville a indiqué au CSSP que les mêmes frais leur seraient chargés pour l’utilisation des plateaux sportifs municipaux par les écoles. Au fil des discussions, cette facture a été négociée à 595 000 $, puis 440 000 $, avant finalement que le CSSP propose à la Ville de ne pas réclamer d’augmentation pour l’année 2026-2027, en attendant la suite des négociations prévues en octobre. Une entente devrait être trouvée le 31 décembre, qui sera applicable en septembre 2027. « Qu’est-ce qu’il va se discuter le 1er octobre, je n’en ai aucune idée. Mais nous sommes ouverts à discuter.
On est prêts à faire des efforts pour maintenir les services de sport-études à Boucherville, mais on essaye d’être équitables vis-à-vis de nos citoyens qui paient des taxes et qui ont payé ces infrastructures », de préciser Roger Maisonneuve, directeur général de la Ville.
M. Martel a conclu son intervention, avant que la salle ne se vide, en indiquant que « s’il n’y avait pas eu cet élément déclencheur d’une hausse de 400 % du CSSP, on n’aurait touché à rien. »
